Groupe EB : l’employeur doit se doter d’un mandat clair

L’équipe de négo du groupe EB a repris les pourparlers avec le Conseil du Trésor les 21 et 22 janvier pour exiger des réponses sur des revendications importantes. L’employeur a insisté pour parler en termes généraux, invoquant les mesures d’austérité, les droits de la direction, les politiques gouvernementales et le plan financier pour enlever du poids à nos revendications. Nous rejetons entièrement ce raisonnement et sommes en profond désaccord avec sa position. 

Alors que nous nous attendions à une contre-proposition au sujet de nos revendications salariales présentées en décembre, l’employeur a évité la question. Nous l’avons sommé de nous présenter sa position sur les salaires à notre prochaine rencontre, en mars. 

En refusant de parler de priorités comme la sécurité d’emploi, les niveaux de service, la discrimination, le harcèlement, les changements technologiques, l’intelligence artificielle et la surveillance, l’employeur démontre clairement que les contraintes budgétaires et le contrôle passent avant les besoins, la sécurité et les conditions de travail du personnel. Ces enjeux touchent pourtant concrètement les membres au quotidien et ont leur place à la table. 

C’est pour nous une évidence : l’équipe patronale n’a reçu aucun mandat. 

L’employeur refuse d’ouvrir la négociation sur le réaménagement des effectifs 

Alors que des milliers de membres de l’AFPC reçoivent des avis de réaménagement des effectifs, l’employeur refuse toujours de négocier des mesures pour en atténuer les conséquences sur les membres. Si l’employeur admet qu’il s’agit d’une période difficile, il n’est toutefois pas prêt à discuter de réelles améliorations. 

Notre équipe a proposé des solutions économiques. Par exemple, en maximisant le télétravail, l’employeur pourrait épargner les emplois, tout en réduisant les perturbations, les besoins en espace de bureau et les frais de réinstallation. Nous avons aussi exigé plus de transparence et d’équité, notamment par l’établissement de processus clairs et équitables en ce qui concerne les offres d’emploi raisonnables. Même si nous n’avons pas encore reçu de réponse, nous continuerons d’insister pour que l’employeur examine ces revendications pratiques qui pourraient réellement améliorer la situation des membres. 
 
Au cours de la dernière année, plus de 9 700 membres ont reçu un avis de réaménagement des effectifs, dont 6 900 rien que dans le dernier mois. C’est sans compter les 5 500 personnes dont le contrat à durée déterminée a été interrompu ou n’a pas été renouvelé. Et comme le gouvernement veut couper 30 000 postes de plus, on sait que beaucoup d’autres membres seront touchés cette année. 

Prochaines étapes  

Nous rencontrerons de nouveau l’employeur les 11 et 12 mars et ferons le point à mesure que les négociations évolueront. Voici comment vous pouvez nous aider :  

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23 Janvier 2026