Victoire! La plainte que nous avons déposée au nom des fonctionnaires noirs vient de franchir une étape importante. La Commission canadienne des droits de la personne a renvoyé notre plainte sur le racisme systémique anti-noir dans la fonction publique fédérale au Tribunal canadien des droits de la personne pour qu’il fasse enquête.
Il y aura donc un processus public et indépendant pour étudier les cas de discrimination à l’embauche, les obstacles aux promotions, les mesures disciplinaires injustes et les incidents de harcèlement dénoncés par les fonctionnaires noirs pendant des décennies.
« C’est un pas décisif vers la justice pour les fonctionnaires noirs, qui luttent contre le racisme au travail depuis des générations », se réjouit Sharon DeSousa, présidente nationale de l’AFPC. « On continuera de se battre jusqu’à ce que le gouvernement rende des comptes et que nos membres voient de réels changements. »
La décision de la Commission couronne des années d’organisation des fonctionnaires noirs. Pensons au travail crucial qu’ils ont accompli dans le Recours collectif noir pour exposer le racisme anti-noir qui gangrenait la fonction publique fédérale et illustré l’urgence d’instaurer un changement systémique. C’est après que la Cour fédérale a refusé d’autoriser le recours collectif que nous avons déposé notre plainte.
L’AFPC continue d’exhorter le gouvernement à sanctionner les comportements de discrimination récurrents soulevés par les membres du Recours collectif noir dans tous les ministères et organismes fédéraux. Cela comprend la mise en œuvre définitive des recommandations du Groupe de travail sur l'examen de la Loi sur l'équité en matière d'emploi, qui prévoit notamment de faire des travailleurs noirs un groupe distinct en matière d'équité.
Grâce à la décision de la Commission, une enquête publique permettra de tirer les choses au clair, d’imposer des mesures de réparation et d’opérer un véritable changement dans la fonction publique fédérale.
Pour les membres noirs, c'est une bonne nouvelle pour clôturer le Mois de l'histoire des noirs. Elle permet aussi de croire que des mesures seront enfin prises pour corriger les pratiques d’embauche, lutter contre le racisme anti-noir et créer des milieux de travail plus sécuritaires et équitables pour la relève.

