Retour au bureau : pas de plan, pas de preuves, pas d’espace

À compter d’aujourd’hui, le gouvernement fédéral force les fonctionnaires fédéraux à retourner au bureau quatre jours par semaine. Le Secrétariat du Conseil du Trésor a admis qu’il s’agit là d’une décision « philosophique », prise sans recherches, sans données et sans preuves. Avancer à l’aveuglette, ce n’est pas ce qu’on appelle du leadership. 

Les fonctionnaires fédéraux sont toujours là pour vous. Dans les situations d’urgence, en temps de crise, quand la population a besoin de services : ils sont fidèles au poste. Un gouvernement qui a à cœur l’efficience et la productivité sait que la présence obligatoire au bureau ne favorise rien de tout ça. Plutôt que miser sur ce qui fonctionne, Ottawa renvoie son personnel dans des bureaux surpeuplés, en piètre état, rongés par la moisissure et infestés de chauves-souris, de souris et de punaises de lit. Il n’y a pas assez de postes de travail, pas assez d’espace et pas de plan. Le gouvernement le sait depuis le début. 

Selon ses propres études, le gouvernement pourrait économiser jusqu’à 6 milliards de dollars en permettant le télétravail et en vendant des édifices inutiles. Mais non : il préfère forcer les fonctionnaires à se présenter au bureau. Pas pour améliorer les services ou économiser, mais bien pour pousser les fonctionnaires à démissionner et favoriser les intérêts du privé au détriment de services publics efficaces.  

Agissons! 

Aujourd’hui, nous vous invitons à envoyer un message clair : ça suffit! 

  • Envoyez une lettre à votre députée ou député, au premier ministre Carney et au président du Conseil du Trésor pour leur demander de revenir sur cette décision et de négocier une politique de télétravail moderne. 
  • Signez la pétition réclamant la protection du télétravail dans le Code canadien du travail, comme l’ont déjà fait 10 000 personnes. 
  • Manifestez-vous en ligne en partageant les visuels de l’AFPC et en témoignant de votre expérience. 
  • Montrez votre solidarité au travail : téléchargez les affiches, utilisez les fonds d’écran et organisez des moyens de pression avec votre section locale. 

Notre riposte 

L’AFPC conteste cette décision devant la commission des relations de travail, en Cour fédérale et à la table de négociation. Rappelons que l’employeur n’a pas le droit de modifier substantiellement les conditions de travail pendant que celles-ci font l’objet de négociations. Ce gel vise justement à prévenir ce genre de situation – pourtant, le gouvernement a malgré tout choisi d’aller de l’avant avec cette solution à l’emporte-pièce. Nous devons continuer de nous battre et de protéger une fonction publique efficace qui place les gens au cœur des priorités. Ensemble, on peut y arriver. 

Sujets: 

6 Juillet 2026