L’annonce du gouvernement fédéral de privatiser les aéroports de Vancouver (YV), Calgary (YYC), Toronto (YYZ) et Montréal (YUL) aura de lourdes conséquences sur les personnes qui voyagent et qui y travaillent.
Soyons clairs : les investisseurs privés ne souhaitent pas exploiter les aéroports dans l’intérêt du public ou des voyageurs, ils cherchent avant tout le profit. Au moment où le Canada doit être aussi fort que possible, céder des infrastructures publiques de cette envergure aux mains du privé n’est pas dans l’intérêt de la population.
L’annonce soulève a également de vives inquiétudes parmi les travailleuses et travailleurs, parce que le gouvernement n’a pas précisé quelles seront les répercussions sur leur emploi.
Rappelons que l’AFPC représente des milliers de personnes qui travaillent dans les aéroports, dont bon nombre sont membres de l’Union canadienne des employés des transports (UCET). Plusieurs de ces groupes sont en pourparlers avec l’employeur et l’éventuelle privatisation pourrait perturber les négociations en cours.
Le Centre canadien de politiques alternatives et le Congrès du travail du Canada ont tous deux publié des rapports (en anglais) faisant état des coûts qui reviendront aux voyageurs aériens. Car si la privatisation est une bonne affaire pour les entreprises privées, on ne peut pas en dire autant pour les personnes qui voyagent ou qui travaillent dans les aéroports.
La réduction des coûts et l’augmentation des profits, qui vont de pair avec la privatisation, se traduiront par une diminution de la qualité des infrastructures aéroportuaires et des ressources consacrées aux mesures de sécurité. Sans parler des compressions salariales et des réductions de personnel, qui mettront inévitablement en péril la sécurité des voyageurs aériens.
Les économies réalisées par le gouvernement se feront donc sur le dos des voyageurs, qui devront débourser davantage pour le stationnement, le transport terrestre, la nourriture et les articles dans les commerces, tandis que la qualité des services périclitera.
Il y a déjà plusieurs années que l’AFPC dénonce publiquement les répercussions potentielles de la privatisation des aéroports, un projet évoqué dans la mise à jour économique fédérale du printemps 2026.
L’AFPC exhorte le gouvernement à investir dans les services publics pour assurer la sécurité et la solidité de notre pays, et à protéger les emplois syndiqués.

