L’AFPC annonce la tenue de votes de grève pour 120 000 fonctionnaires fédéraux 

L’AFPC a annoncé aujourd’hui qu’elle tiendra des votes de grève à l’échelle du pays pour 120 000 fonctionnaires fédéraux en réponse à la proposition salariale insultante du Conseil du Trésor, à sa demande de concessions et à son refus de s’attaquer à de graves problèmes en milieu de travail. 

Les votes de grève pour les membres des groupes PA (Services des programmes et de l’administration), TC (Services techniques) et EB (Enseignement et bibliothéconomie) auront lieu du 16 novembre au 22 janvier.  

« On veut négocier une entente juste et équitable. Mais avec ses baisses salariales et son refus de discuter de nos priorités, le Conseil du Trésor nous pousse vers des votes de grève », se désole Sharon DeSousa, présidente nationale de l’AFPC. « Les fonctionnaires fédéraux sont les piliers de notre pays. Ils protègent les collectivités, soutiennent les vétérans, gèrent les catastrophes et fournissent les services dont la population dépend au quotidien. On ne laissera pas le gouvernement réaliser des économies sur leur dos. » 

L’AFPC continue de négocier de bonne foi, mais le Conseil du Trésor rechigne à discuter des enjeux importants, pourtant déjà pris en compte dans les conventions collectives d’autres employeurs fédéraux. 

Les assemblées d’information et les votes auront lieu de novembre à janvier. Les dates, lieux et modalités d’inscription seront annoncés le 28 octobre. Les membres recevront un courriel contenant leur bulletin de vote et leur mot de passe de communications@psac-afpc.vote. 

Comment en sommes-nous arrivés là? 

Depuis plus d’un an, l’employeur refuse de négocier sur les grands enjeux : salaires équitables, sécurité d’emploi, télétravail et protections en matière d’IA.  

En avril, l’employeur a présenté une offre salariale de moins de 1 % par année en moyenne, soit un maigre 58 $ de plus par mois pendant la durée de la convention collective. C’est clairement une réduction de salaire pour les travailleuses et travailleurs qui continuent d’assumer la hausse des factures d’épicerie, du loyer, des transports, des services de garde et d’autres dépenses essentielles, alors que leur salaire suit la trajectoire inverse. 

De plus, l’employeur demande des concessions qui affaibliraient considérablement les droits des travailleuses et travailleurs, notamment : 

  • retirer le réaménagement des effectifs et le régime de soins dentaires de la négociation collective, ce qui nous empêcherait de négocier sur la sécurité d’emploi et l’amélioration des avantages sociaux à l’avenir; 
     
  • élargir la plage des heures de travail quotidiennes normales, ce qui permettrait à la direction d’imposer au personnel des horaires inhabituels sans rémunération supplémentaire; 
     
  • donner plus de pouvoir discrétionnaire à la direction, ce qui ferait obstacle à l’exercice des droits et à la prise des congés prévus par la convention collective. 

Ce qui est en jeu 

Dans les groupes PA, TC et EB, nos membres fournissent des services publics indispensables. Pensons notamment aux pompières et pompiers forestiers, aux agentes et agents des prestations, des passeports et des pêches, aux enseignantes et enseignants fédéraux, aux bibliothécaires et au personnel administratif. 

En 2023, 155 000 membres de l’AFPC de plusieurs unités de négo ont débrayé pendant 12 jours pour obtenir un bon contrat de travail. Nous avons montré que nous étions prêts à faire le nécessaire pour améliorer les protections des travailleuses et travailleurs et que nous ne laisserions pas l’employeur nous faire perdre nos acquis. 

« La grève est toujours notre ultime recours. Mais on ne va pas laisser le Conseil du Trésor nous dépouiller de nos droits durement acquis », ajoute Sharon DeSousa. « L’employeur sous-estime la force de nos membres. On est organisés, unis et prêts à faire ce qu’il faut pour obtenir l’entente juste et équitable que les travailleuses et travailleurs méritent. » 

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21 Octobre 2026