La Banque du Canada enfreint encore la loi en recourant à une société antisyndicale notoire pour briser la grève

C’est la deuxième fois que le Conseil canadien des relations industrielles conclut que la Banque du Canada a enfreint la loi et qu’il lui ordonne de cesser de recourir à du personnel de remplacement. En plus de s’entêter, la Banque a cette fois-ci fait appel à une société de sécurité bien connue pour ses pratiques antisyndicales, Pinkerton, pour remplacer le personnel en grève.

Le 8 juillet, le Conseil a conclu que la Banque avait violé le Code canadien du travail en faisant appel aux services de Garda pour effectuer le travail de membres en grève. Il a alors ordonné à la Banque de cesser cette pratique dans les 48 heures. 

Mais la Banque fait la sourde oreille et continue d’utiliser du personnel de remplacement. L’AFPC a donc déposé une nouvelle plainte de pratique déloyale de travail le 14 juillet.

Aujourd’hui, le Conseil a encore une fois conclu que la Banque avait violé le Code canadien du travail et ordonné à celle-ci de cesser de recourir aux services de Pinkerton d’ici 48 heures.  

Les travailleuses et travailleurs de la Banque du Canada continuent de se battre pour obtenir un contrat de travail juste et équitable, tout en défendant leur droit de faire la grève. Nos 42 membres au bureau d’Ottawa et 7 au bureau de Montréal débrayent depuis quatre semaines, après la mise en lock-out du personnel de Montréal par la Banque.   

L’AFPC continue de réclamer que la Banque se conforme à l’ordonnance, cesse de recourir au personnel de remplacement et revienne à la table pour négocier une entente juste et équitable.

Sujets: 

Employeurs: 

22 Juillet 2026