L’AFPC vient de déposer une plainte de pratique déloyale de travail parce que la Banque du Canada continue de faire appel à des briseurs de grève alors que le Conseil canadien des relations industrielles lui a ordonné de cesser cette pratique.
Dans sa décision la semaine dernière, le Conseil a jugé que la Banque du Canada avait enfreint la loi anti-briseurs de grève en faisant appel à du personnel de remplacement pour maintenir ces activités et lui a donné 48 heures pour obtempérer.
Passé l’échéance fixée par le Conseil, des grévistes ont vu des personnes assurer la sécurité au siège social de la Banque à Ottawa. Voilà qui contrevient à l’ordonnance pourtant claire du Conseil : la Banque ne peut pas affaiblir une grève légale en recourant à des briseurs de grève.
En continuant de faire fi de cette ordonnance, la Banque du Canada manque de respect envers ses travailleuses et travailleurs, et bafoue leur droit de grève.
Rappelons que les 42 membres des bureaux d’Ottawa et les 7 de Montréal débrayent depuis le 23 juin, après la mise en lock-out du personnel de Montréal. Les grévistes demandent à l’employeur de revenir à la table pour négocier une entente juste et équitable.

