Négociations avec le Conseil du Trésor — Enjeux communs

Une nouvelle ronde de négociations a commencé en juin 2021 pour les quelque 110 000 membres dans les unités des Services des programmes et de l’administration (PA), des Services techniques (TC), d’Enseignement et bibliothéconomie (EB) et des Services de l’exploitation (SV). Bien que chaque groupe négocie les améliorations propres à sa convention collective, l’équipe des enjeux communs négocie les questions qui concernent les quatre groupes, telles que : la bonification du congé parental, la sécurité d’emploi et les protections contre la sous-traitance. Ces pourparlers se déroulent à part des séances pour chaque groupe.

Revendications du syndicat et propositions de l’employeur

Faites connaissance avec l’équipe de négociation des enjeux communs

Cette équipe est formée de membres des groupes PA, TC, SV et EB.

  • Sargy Chima, groupe PA
  • Scott Hodge, groupe TC
  • Marcelo Lazaro, groupe SV
  • Marie-Hélène Leclerc, groupe EB
  • Kristina MacLean, groupe SV
  • Frédéric Prigot, groupe PA
  • Danielle Poissant, groupe TC
  • Rosemay Smith-Gimblett, groupe PA

Au cours de cette ronde, l’équipe se concentrera sur plusieurs enjeux principaux à améliorer, dont :

Le télétravail

À notre avis, les dispositions régissant le télétravail doivent être négociées dans les conventions collectives pour être pleinement opérantes. Il faut aussi s’assurer qu’il n’y a pas de surveillance, que les attentes en matière de rendement ne sont pas déraisonnables, que l’employeur assume les dépenses afférentes, et qu’on tient compte des questions d’adaptation, d’ergonomie, de santé et de sécurité.

Les changements technologiques

Les nouvelles technologies, comme l’intelligence artificielle, sont appelées à jouer un plus grand rôle dans les processus décisionnels de l’État et les services publics. Nous devons être dûment avisés de ces changements et être consultés pour bien en assurer l’évaluation des répercussions sur les membres.

Des salaires justes et équitables

À chaque ronde de négociation, nous devons conserver nos gains durement acquis. Cela implique, notamment, de négocier des augmentations salariales qui correspondent aux coûts croissants de la vie et reflètent le travail assidu et le dévouement de nos membres.

Le fossé continue de se creuser entre le salaire d’un grand nombre des membres de l’AFPC et celui de leurs homologues du secteur privé. Pour continuer d’attirer des personnes de talent dans la fonction publique, il faut négocier des salaires équivalents à ce qu’on offre dans le privé pour des postes semblables.

La sous-traitance et privatisation

La sous-traitance et la privatisation des services publics ont des effets pervers : augmentation des coûts et du risque pour les contribuables, diminution de la qualité des services, érosion de l’expertise interne et précarisation des emplois. C’est aussi un obstacle à l’équité salariale et à la lutte contre le racisme systémique.

Il faut freiner l’actuelle course à la sous-traitance des services publics, y compris le recours aux agences de placement temporaire.

La conciliation travail et vie privée

Le télétravail étant devenu la norme, nos membres doivent avoir le droit de se déconnecter en dehors des heures de travail. Il est aussi impératif de bonifier les congés (p. ex., congé 699, obligations familiales, maladie) pour améliorer la conciliation travail-vie personnelle, surtout pour les femmes, les proches aidants et les personnes ayant un handicap.

Nous devons négocier un régime de travail flexible et propice à la conciliation travail-vie personnelle.

La classification et l’écart salarial entre les genres

Le système de classification désuet utilisé dans la fonction publique ne suit pas l’évolution du travail effectué par de nombreux membres de l’AFPC. Il ne répond pas aux besoins des lieux de travail du 21e siècle et discrimine les catégories d’emploi à prédominance féminine. Il faut combler l’écart salarial et instaurer un système de classification non sexiste en tous points conforme aux lois canadiennes en matière d’équité salariale et qui mesure correctement le travail que nos membres accomplissent.

Le racisme systémique au travail

Le racisme systémique continue d’empêcher la fonction publique d’atteindre son plein potentiel. Nous devons lutter pour éliminer les obstacles et la discrimination à laquelle font face les fonctionnaires racialisés et autochtones. Nous devons non seulement rejeter le racisme, mais aussi nous activer à démanteler les structures et les comportements qui le perpétuent.

Nous prévoyons aussi demander au Parlement de veiller à ce que tous les fonctionnaires soient formés sur l’histoire des peuples autochtones, particulièrement sur l’historique et les séquelles des pensionnats; la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones; les traités et les droits des Autochtones.

La sécurité d’emploi

Vu l’incertitude économique qui règne, on doit pouvoir compter sur un processus de réaménagement des effectifs juste et équitable en cas de mises à pied. Sous le régime actuel, des fonctionnaires sont inutilement menacés de déplacement ou doivent passer une entrevue pour leur propre emploi, une situation qui engendre son lot de stress et nuit à la santé mentale.

Il faut s’opposer à toute forme d’emploi précaire et veiller à ce tous nos membres puissent occuper des emplois d’une durée indéterminée.

Restons en contact!

Pour ne rien manquer des négos de votre prochain contrat de travail, assurez-vous que vos coordonnées sont à jour dans le portail des membres.

Employeurs: 

20 Juillet 2021