Négos du groupe PA : près d’un an d’attente pour une offre salariale ridicule 

L’équipe de négo du groupe PA a passé trois jours en médiation avec le Conseil du Trésor, du 28 au 30 avril. Même s’il y a eu de légers progrès à la table après des mois de surplace, c’était pour l’essentiel des modifications rédactionnelles. L’employeur s’est entêté à réclamer des concessions au lieu de prendre au sérieux les priorités de nos membres. 

Les pourparlers ont frappé un mur lorsque le Conseil du Trésor a présenté une offre salariale insultante plus de quatre mois après avoir reçu nos revendications salariales. Ce fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. L’équipe de négo du groupe PA réfléchit maintenant aux prochaines mesures à prendre. 

Voici la contre-offre de l’employeur : 

  • 2 % en 2025; 
  • 0,5 % en 2026; 
  • 0,5 % en 2027; 
  • 0,5 % en 2028. 

Cette offre pour le moins insultante prévoit moins de 1 % d’augmentation par année, ce qui équivaut à une baisse de salaire compte tenu de l’explosion du coût de la vie. C’est dire à quel point l’employeur accorde peu d’importance au travail que vous faites, jour après jour, pour fournir des services indispensables à la population. 

L’AFPC avait demandé en décembre des augmentations de 4,75 % par année. Sans l’apport des fonctionnaires fédéraux, des projets comme le « Canada fort » du premier ministre Carney sont voués à l’échec. Sabrer dans les services publics et réduire le salaire des travailleuses et travailleurs qui les fournissent montre bien tout le mépris d’Ottawa pour ces services qui constituent le fondement de notre pays. Les fonctionnaires méritent mieux. 

Des coûts qui augmentent plus vite que les salaires 

Épicerie, loyer et nécessités de tous les jours… le coût de la vie a grimpé en flèche ces dernières années et les salaires sont loin d’avoir suivi.  

Traditionnellement, les salaires de la fonction publique suivaient l’inflation, mais ce n’est clairement plus le cas. Au contraire, on vous demande maintenant d’absorber le choc économique sans vous offrir de véritable ajustement. 

Le gouvernement parle régulièrement du coût de la vie et des problèmes d’abordabilité, mais quand vient le temps de négocier avec ses fonctionnaires, c’est une tout autre histoire. Son offre rendrait la vie encore moins abordable pour les personnes qui assurent la bonne marche du pays. 

Dans le secteur privé, les salaires ont augmenté en moyenne de 4,4 % en 2024, de 3,9 % en 2025 et de 4,2 % en 2026, ce qui va bien au-delà de la maigre offre du gouvernement et concorde davantage avec la conjoncture économique. Ottawa s’est même appuyé sur ces chiffres pour établir les salaires des députés. Pourquoi les fonctionnaires devraient-ils se contenter de moins? 

Encore des manœuvres pour faire traîner les négociations 

Le simple fait qu’il a tant tardé à déposer son offre salariale montre à quel point le Conseil du Trésor accorde peu d’importance aux négociations.  

Depuis le début, l’employeur fait du surplace quand vient le temps de discuter des enjeux qui nous tiennent à cœur, comme la sécurité d’emploi et le télétravail, en demandant à répétition plus d’information sur des revendications qui ont déjà été expliquées en long et en large. Plutôt que d’avancer, il trouve de nouveaux moyens d’appliquer les freins. 

Nos membres ne demandent pourtant pas la lune. Ce qu’ils veulent, c’est le respect, la transparence et un traitement juste et équitable – trois valeurs que le gouvernement prétend défendre. Pour que les négos avancent, il faut que le Conseil du Trésor embraye. 

Les membres affichent leur solidarité 

Pendant que le groupe PA était en médiation et que les groupes SV et TC étaient en négociation, les membres de l’AFPC d’un bout à l’autre du pays ont adressé un message sans équivoque dans le cadre de notre journée nationale de solidarité

Le 29 avril, des milliers de membres ont porté du noir au travail, en vidéoconférence et dans les médias sociaux pour montrer qu’ils sont derrière leurs équipes de négos.  

Cette puissante manifestation de solidarité laisse entrevoir ce qu’on peut accomplir quand on se serre les coudes. Les membres ont montré à l’employeur qu’ils sont organisés et suivent de près ce qui se passe à la table. 

Continuez d’afficher votre appui, de vous impliquer et de faire savoir à l’employeur qu’il a tout intérêt à changer d’attitude par rapport aux négociations. 

Continuons sur cette lancée 

Ce n’est pas seulement à la table de négociation que tout se décide. Plus vous êtes au courant de ce qui se passe et plus vous vous impliquez, plus on a de chances d’avoir gain de cause. 

Voici ce que vous pouvez faire : 

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1 Mai 2026