Le 19 juin marque le premier anniversaire du laissez-passer Un Canada fort. Les parcs et les lieux historiques reçoivent plus de visiteurs que jamais, et plus de familles resserrent leurs liens en se rapprochant de la nature.
Au cœur de ce succès : les travailleuses et travailleurs qui accueillent les visiteurs, prennent soin des terres, gardent les lieux propres et sécuritaires et en assurent la bonne gestion. Sans eux, rien de tout cela ne serait possible.
En coulisses, les fonctionnaires sont toutefois en proie à de fortes pressions et déjà à bout de souffle, face à une demande et à des attentes croissantes.
Plus de 15 % du personnel de Parcs Canada est saisonnier, étudiant ou temporaire. Malgré l’importance de leur rôle, ces personnes travaillent dans la précarité avec de brefs contrats et un roulement élevé. Au fil du temps, cette instabilité nuit au maintien de services forts, à la sécurité et à l’entretien à long terme des parcs.
Pertes d’emploi, précarité et demande à la hausse
Alors que l’employeur compte déjà sur du personnel précaire pour offrir ce laissez-passer, les suppressions de postes annoncées plus tôt ce mois-ci (article en anglais seulement) soulèvent de sérieuses questions quant à la capacité des équipes à satisfaire à la demande pendant la haute saison. Encore une fois, on leur demande de faire plus avec moins.
Ces compressions font obstacle à la formation du personnel, au maintien en poste de personnes expérimentées et à la capacité d’offrir le niveau de service attendu. Elles mettent plus de pression sur les fonctionnaires, au moment même où on a besoin d’équipes solides sur le terrain pour gérer la hausse de l’achalandage, protéger les terres et intervenir en cas d’urgence.
Nos parcs sont un véritable trésor national, et le laissez-passer se veut un moyen de les célébrer. Nous demandons au gouvernement fédéral de se donner les moyens de ses ambitions en investissant dans des emplois stables et permanents, et en palliant le manque de personnel à Parcs Canada. Autrement dit : en cessant le recours excessif au travail précaire, en annulant les coupes destructrices et en investissant dans le personnel qui rend les parcs accessibles, sécuritaires et accueillants.

