L’AFPC sonne l’alarme : à Parcs Canada, plus de la moitié du personnel sur la sellette

Cette semaine, ce sont 2 671 membres de l’AFPC à Parcs Canada qui ont appris que leur poste pourrait être aboli. C’est plus de la moitié de tout le personnel de l’agence. 

« Les gens qui travaillent à Parcs Canada sont indispensables à notre pays. Ils protègent notre patrimoine naturel et culturel, l’environnement, et les parcs et les lieux historiques qui sont au cœur de notre identité nationale », nous rappelle Sharon DeSousa, présidente nationale de l’AFPC. « En sabrant dans ces effectifs, Ottawa renonce aux personnes qui préservent ces endroits. »  

La majorité des postes menacés concerne le personnel de terrain, notamment celui des parcs, des lieux historiques nationaux et des canaux maritimes.  

« Les travailleuses et travailleurs s’inquiètent pour leur avenir. La décision du gouvernement plonge dans l’incertitude des milliers de membres de l’AFPC qui se dévouent pour la population et la protection de l’environnement », ajoute Alex Silas, fiduciaire du Syndicat des employées et employés nationaux. « Le gouvernement doit investir dans les gens qui protègent nos parcs, pas s’en départir. » 

L’employeur n’a toujours pas annoncé quels programmes ou services seront visés, ni dans quelle mesure les coupes toucheront les collectivités partout au pays. Mais en s’en prenant à ces travailleuses et travailleurs, qui assurent l’ouverture, la sécurité et le caractère accueillant des parcs et lieux historiques, le gouvernement risque d’affaiblir les services, d’écourter les saisons touristiques et de réduire l’accès aux sites. 

Ces coupes font suite à une saison estivale extrêmement occupée pour le personnel de Parcs Canada. Avec le laissez-passer Un Canada fort, le premier ministre Carney offrait l’entrée gratuite et le camping à tarif réduit, ce qui a entraîné une forte hausse d’achalandage sans qu’on prévoie plus de personnel ou de ressources. Nos membres ont dû en faire plus avec moins tout l’été, et maintenant, le gouvernement leur envoie des avis de réaménagement des effectifs. C’est une vraie claque au visage. 

Rappelons aussi que le personnel de Parcs Canada protège certains des écosytèmes, animaux et espaces naturels les plus importants du pays. Moins d’effectifs, c’est moins de gens pour protéger ces richesses. 

« Pour beaucoup de collectivités, les lieux historiques de Parcs Canada sont la pierre d’assise de l’économie. Ils attirent le tourisme, dynamisent les entreprises locales et offrent de bons emplois stables », renchérit Barry Tchir, président national de l’Union canadienne des employés des transports. « Si on coupe ces postes, les travailleuses et travailleurs pourraient n’avoir d’autre choix que de partir. Des collectivités entières pourraient en pâtir. » 

Depuis janvier 2025, près de 15 000 membres de l’AFPC ont reçu un avis de réaménagement des effectifs. Avec l’annonce de cette semaine, ce nombre frôle maintenant les 18 000.  

L’AFPC continue d’enjoindre au gouvernement fédéral de cesser ces coupes irresponsables et d’investir plutôt dans les services publics dont la population a besoin.

Si vous avez reçu un avis de réaménagement des effectifs, l’AFPC a des ressources pour vous aider.

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23 Octobre 2026