Alors que le gouvernement Carney enchaîne les coupes massives dans la fonction publique, l’AFPC sonne de nouveau l’alarme : sans services publics solides, le pays court à sa perte.
« Les avis de réaménagement des effectifs se sont multipliés au cours des dernières semaines, semant la panique et l’anxiété chez les fonctionnaires. Le gouvernement n’a toujours pas annoncé quels programmes et services seront visés, ni dans quelle mesure », déplore Sharon DeSousa, présidente nationale de l’AFPC. « Tout le monde en souffrira, pas juste les fonctionnaires. »
Depuis le 7 janvier, plus de 8 000 membres de l’AFPC ont appris qu’ils pourraient perdre leur emploi. Les secteurs les plus touchés : Santé Canada, Emploi et Développement social Canada, Affaires mondiales Canada et Transports Canada.
Ces coupes irréfléchies pourraient ralentir les services, retarder le versement d’importantes prestations, réduire la surveillance et le soutien administratif, entraver les recherches nécessaires à l’élaboration de politiques et affecter les activités névralgiques du gouvernement. Tout le monde écopera, à commencer par les personnes les plus défavorisées, qui comptent particulièrement sur le filet social.
« Les gens ont peur. Les membres vivent dans l’angoisse, à se demander s’ils auront toujours un emploi le mois prochain. Personne ne devrait avoir à vivre ça », s’indigne Alex Silas, vice-président exécutif national de l’AFPC. « Les fonctionnaires, ce ne sont pas juste des chiffres dans un budget. Ce sont des parents, des proches aidantes et proches aidants, des locataires, des propriétaires. De vraies personnes, qui ont des responsabilités et des factures à payer. Ils méritent mieux. »
L’AFPC enjoint au gouvernement fédéral de faire marche arrière et de travailler avec les syndicats de la fonction publique pour trouver des façons de réduire les coûts sans sacrifier les emplois et les services.

