L’AFPC dénonce les coupes généralisées au fédéral qui menacent des services indispensables 

L’AFPC se préoccupe vivement des compressions en cours au gouvernement fédéral. Cette semaine seulement, 1 775 membres de l’AFPC ont reçu un avis de réaménagement des effectifs. La plus récente vague touche des ministères qui fournissent des services indispensables : statistiques, infrastructure informatique, développement économique, etc. 

« Les avis envoyés cette semaine font partie du plan de mettre la hache dans les services publics et de supprimer des dizaines de milliers d’emplois dans la fonction publique fédérale au cours des trois prochaines années », déclare Sharon DeSousa, présidente nationale de l’AFPC. « Quand on coupe des postes, les programmes tournent au ralenti, les gens attendent plus longtemps pour obtenir des services et les collectivités perdent le soutien dont elles ont besoin au quotidien. » 

Ces compressions touchent bon nombre de membres de l’AFPC, notamment : 

  • Services publics et Approvisionnement Canada (730 membres) : gère l’approvisionnement, les biens immobiliers et l’administration de services. Les compressions pourraient retarder la signature de contrats, l’entretien et l’approvisionnement en biens et services. 
  • Services partagés Canada (530 membres) : fournit aux ministères fédéraux l’infrastructure et les services informatiques nécessaires à leur fonctionnement. Les coupes pourraient compromettre la cybersécurité du pays et ralentir les services en ligne et la maintenance des systèmes. 
  • Statistique Canada (350 membres) : fournit des données économiques et démographiques essentielles à la prise de décisions importantes. Les coupes pourraient retarder la publication de ces données ou limiter la portée des statistiques recueillies. 
  • Secrétariat du Conseil du Trésor (125 membres) : supervise la bonne marche et l’administration générale du gouvernement. Les coupes pourraient nuire au bon fonctionnement des programmes et affaiblir la gouvernance interne. 

D’autres entités ont également subi des compressions cette semaine, notamment l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (25 membres), Développement économique Canada pour les régions du Québec (11 membres) et Développement économique Canada pour les régions du Pacifique (2 membres). 

Ces chiffres ne concernent que les membres de l’AFPC; d’autres fonctionnaires fédéraux sont également touchés, et leurs syndicats respectifs en ont été informés. Comme d’autres avis de réaménagement des effectifs sont attendus dans les prochaines semaines, le gouvernement fédéral n’a pas encore révélé quels postes seront abolis ni quels seront les effets de ces suppressions sur des programmes et services ciblés. 

« Le gouvernement coupe d’abord et se justifie ensuite, déplore Mme DeSousa. Les travailleuses et travailleurs et les personnes qui ont besoin des services publics sont laissés dans l’ignorance. On ne renforce pas un pays en affaiblissant ses fondations. » 

Répercussions sur les services gouvernementaux 

Depuis janvier 2025, 4 610 membres de l’AFPC ont reçu un avis de réaménagement des effectifs. Ce nombre ne tient pas compte des milliers de personnes dont le contrat a été résilié prématurément ou n’a pas été renouvelé. 

Le Syndicat des services gouvernementaux (SSG), affilié à l’AFPC, représente 1 260 membres touchés à Services publics et Approvisionnement et à Services partagés Canada. 

« Ces compressions massives vont au cœur de l’appareil gouvernemental, affirme Bruce Roy, président national du SSG. Quand les services et les infrastructures qui assurent le bon fonctionnement de l’État roulent à effectifs réduits, tous les ministères et services fédéraux en pâtissent. Le gouvernement coupe à l’interne pour offrir plus de contrats à l’externe. Ça n’a pas de sens. » 

Le Syndicat des employées et employés nationaux (SEN) représente 513 membres issus d’autres ministères visés par des compressions cette semaine, dont Statistique Canada. 

« Partout au pays, on a besoin de statistiques fiables pour prendre des décisions éclairées », fait remarquer Alex Silas, fiduciaire du SEN et vice-président exécutif national de l’AFPC. « Abolir des centaines de postes spécialisés compromet la qualité, l’exactitude et la mise à jour de ces données et ça nuit aux gouvernements, aux communautés et aux entreprises qui ont besoin de cette information pour planifier leurs activités et prendre des décisions. » 

L’AFPC a élaboré des ressources sur le réaménagement des effectifs afin d’aider ses membres à traverser cette période difficile, notamment une foire aux questions, un guide, un organigramme et une vidéo d’information. De plus, une plateforme virtuelle permet aux membres de l’AFPC qui le souhaitent de céder leur poste afin d’aider une ou un collègue à conserver son emploi. Plus de 2 100 membres se sont déjà inscrits. 

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16 Janvier 2026