Du 21 au 24 septembre dernier avait lieu le lancement du programme ÉLAN+, destiné à des femmes et à des membres racisés désirant exploiter leur potentiel et développer leur leadership.
Ce fut une première session de quatre jours riche en apprentissages, en échanges et en solidarité. Les personnes participantes ont pu y discuter, nouer des liens, explorer les rouages de l’AFPC, acquérir des compétences pour mieux mobiliser les membres et défendre leurs droits, et réfléchir aux obstacles à la participation et au leadership. Ensemble, elles ont exploré comment mettre leur identité et leur vécu au service d’un syndicat plus inclusif, où toutes les voix comptent.
La présidente nationale de l’AFPC, Sharon DeSousa, a souligné l’importance de lancer ce programme de leadership unique en son genre : « Les discussions ont montré que les expériences de nos membres peuvent nous aider à repérer les obstacles et à permettre à plus de personnes de participer et d’exercer leur leadership. C’est comme ça qu’on bâtit une AFPC plus forte et plus inclusive. » Il faut dire que cette initiative lui tient particulièrement à cœur comme elle est la première femme racisée à diriger l’AFPC.
Apprendre ensemble à diriger
D’entrée de jeu, les membres du panel d’ouverture, Emilie Nicolas, Will Prosper et Nora Hindy, se sont inspirés de leur parcours personnel pour susciter des échanges francs. L’autrice et journaliste primée Angela Sterritt a pour sa part insisté sur l’importance de faire entendre sa voix et de créer de l’espace pour toutes les perspectives. Quant à l’aînée Tina Vincent, sa sagesse a amené les personnes participantes à réfléchir à l’effet de leurs valeurs et de leurs responsabilités face aux autres sur le leadership qu’elles souhaitent exercer.
Les membres ont d’ailleurs porté leur engagement solidaire au-delà de la salle de formation en se joignant aux agentes et agents de sécurité en grève de la section locale 71250 sur la ligne de piquetage de la Banque du Canada.
Les personnes qui termineront le programme ÉLAN+ pourront mettre leurs apprentissages en pratique de multiples façons, que ce soit en posant leur candidature à une charge, en se joignant à une équipe de négociation ou en jouant un rôle dans leur collectivité. Être leader, c’est bien plus que porter un titre prestigieux : c’est s’appuyer sur ses valeurs et ses expériences pour changer les choses.
« Je n’ai pas à renier une partie de moi-même pour être une leader », a soutenu Pamela Mubeza, membre du Syndicat de l’Emploi et de l’Immigration du Canada. « Cette formation m’aide à prendre la parole, à assumer pleinement ma voix, et à renforcer mon syndicat et ma collectivité. »

