Accès universel à l’eau potable : une question de justice

Chaque 22 mars, nous célébrons la Journée mondiale de l’eau. Le thème des Nations Unies de cette année, « L’eau, source d’égalité », nous rappelle que l’eau potable et les services d’assainissement sont des droits de la personne essentiels à l’égalité. On dénonce aujourd’hui les inégalités face à la crise mondiale de l’eau, qui pèse davantage sur les femmes, les filles, les peuples autochtones et les communautés racisées. 

Trop de gens luttent encore pour accéder à l’eau potable et aux services d’assainissement, alors que ce devrait être un droit fondamental.  

Partout dans le monde, les femmes et les filles sont souvent les plus touchées, car ce sont généralement elles qui doivent aller chercher de l’eau pour leur famille. Ce sont elles qui mettent leur santé et leur sécurité en péril lorsque ces sources d’eau sont éloignées ou difficiles d’accès. Ce travail non rémunéré les prive aussi de possibilités d’éducation et d’emploi. 

Racisme environnemental et politiques coloniales 

L’inégalité d’accès à l’eau potable est bien réelle au Canada, où de nombreuses communautés autochtones sont encore aux prises avec des avis à long terme concernant la qualité de l’eau potable et des réseaux d’aqueduc insalubres. Liée aux politiques coloniales et au racisme environnemental, cette crise de l’eau expose davantage les communautés autochtones, noires et racisées à des problèmes d’eau contaminée, de pollution et d’infrastructures en mauvais état.  

Les femmes et les chefs autochtones sont souvent en première ligne pour protéger l’eau et les terres contre la pollution et les dommages environnementaux. Leur travail montre que protéger l’eau, c’est aussi protéger leurs communautés, leurs droits et les générations futures.  

« Aucun enfant ne devrait grandir sans savoir ce qu’est de l’eau potable. Nous avons tous besoin d’eau et y avons droit; pas seulement les gens riches, tout le monde », a déclaré Autumn Peltier, commissaire en chef de l’eau de la nation anishinabek et militante pour le droit fondamental à l’eau potable. 

En tant que membre du projet Communautés bleues, l’AFPC travaille à faire reconnaître l’eau et les services d’assainissement comme des droits de la personne, à protéger la qualité des services d’eau potable, et à réduire l’utilisation de l’eau embouteillée.  

Nos membres passent également à l’action dans leurs milieux de travail et leurs collectivités. Ils racontent leur histoire, sensibilisent les gens à la crise actuelle de l’eau potable, et demandent au gouvernement fédéral de mettre fin aux avis à long terme concernant la qualité de l’eau potable et d’investir dans des réseaux d’aqueduc sûrs pour toutes les collectivités. 

Pour que l’eau soit reconnue comme un droit de la personne, les gouvernements doivent agir et respecter les droits autochtones. 

L’AFPC reste déterminée à sensibiliser la population au racisme environnemental et à appuyer la lutte pour le droit à l’eau potable, notamment en faisant reconnaître le lien entre l’eau, l’égalité des genres, les droits autochtones et la santé des communautés. 

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, renseignez-vous sur ces questions et passez à l’action. 

Voici ce que vous pouvez faire : 

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20 Mars 2026