100 jours de grève : la balle est dans le camp de la Banque

Déclaration de Sharon DeSousa, présidente nationale de l’AFPC

« Ça fait 100 jours que nos membres à la Banque du Canada sont en grève et luttent pour obtenir un contrat de travail juste, équitable et respectueux. Ils ont fait preuve de solidarité et d’une détermination incroyable. On a proposé des solutions, mais la Banque refuse de mettre fin à ce conflit de travail. 

Pendant ce temps, nos membres à Montréal sont parvenus à une bonne entente qui répond à leurs besoins et améliore leurs conditions de travail sans concessions. L’entente de principe conclue montre que la Banque a la capacité et la responsabilité de conclure une entente juste et équitable. Il lui suffit de montrer la même bonne foi pour répondre aux besoins de travailleuses et travailleurs d’Ottawa. 

Mais non – elle continue d’insister pour que les membres d’Ottawa acceptent d’importantes concessions sur leurs droits. Personne ne devrait être forcé d’accepter un mauvais contrat de travail. 

Pendant la grève, par deux fois, la Banque a eu recours à du personnel de remplacement. Ça lui a valu plusieurs plaintes de pratique déloyale de travail, et chaque fois, les jugements lui ont été défavorables. Ses pratiques ne lui ont servi qu’à prolonger le conflit. 

C’est indigne de la part d’une des plus grandes institutions au pays. La Banque devrait donner l’exemple. 

Après 100 jours, c’est encore possible de mettre fin à la grève. L’AFPC a proposé deux avenues à la Banque : retirer la demande de concessions ou accepter d’aller en arbitrage.  

Nos membres continuent de se battre pour obtenir un bon contrat de travail. Il y a des solutions.  

La balle est dans le camp de la Banque. » 

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1 Octobre 2026