Donald Trump a lancé une des offensives antisyndicales les plus agressives de l’histoire des États-Unis. D’un coup de stylo, il a balayé le droit à la négociation collective d’un million de fonctionnaires fédéraux. Cette attaque sans précédent, qui retire à ces personnes leurs protections syndicales, s’inscrit dans un effort plus vaste visant à réduire au silence les syndicats ayant « déclaré la guerre » aux programmes du président, selon une fiche d’information de la Maison-Blanche.
Bien plus qu’un coup de hache dans la fonction publique américaine, c’est un avertissement pour la population canadienne.
Quand les gouvernements s’en prennent aux syndicats, les travailleuses et travailleurs perdent leurs droits, les salaires stagnent et les services publics écopent. La propagande de la droite a convaincu des millions de personnes aux États-Unis de voter contre leurs propres intérêts. On ne peut pas laisser ce scénario se produire ici. Les actions de Trump établissent un dangereux précédent et ouvrent la voie à l’adoption de lois semblables au Canada.
Notre campagne « On le fait pour vous » est une riposte à cette menace. Le Canada a besoin d’un gouvernement qui respecte le droit de se syndiquer et de négocier collectivement, équitablement et librement — des droits inscrits dans la Charte — et qui établit des normes de travail justes et équitables. Protéger les frontières, assurer la qualité de l’eau et de la nourriture, subventionner l’agriculture d’ici, lutter contre les feux de forêt… ça n’arrive pas tout seul. Ça prend des services publics et des fonctionnaires pour s’en occuper. Sans une forte présence syndicale, ces services essentiels sont menacés.
Aux élections fédérales, on doit prendre une décision : faut-il renforcer les services dont dépend la population ou laisser des coupes irresponsables affaiblir nos collectivités? Le 28 avril, votons pour protéger les services publics, pour renforcer les droits du travail, et pour élire un gouvernement qui défendra les travailleuses et les travailleurs.
Votre voix compte. Notre avenir en dépend.