Le Conseil du Trésor a annoncé des modifications à la Directive sur le télétravail, qui entrent en vigueur dès aujourd’hui. Malheureusement, le Conseil du Trésor a consulté l’AFPC et d’autres syndicats, mais n’a pas tenu compte de nos principales recommandations : abolir la présence obligatoire au bureau et l’approche « universelle »; permettre à chaque ministère de moduler le télétravail en fonction de ses besoins opérationnels; et intégrer à la Directive un cadre de prise de décisions fondées sur des données probantes et tenant compte des besoins de chaque personne.
Si certains changements semblent élargir l’accès au télétravail, d’autres dénotent un recul sur des aspects importants. Ils ne remplacent toutefois pas l’Orientation concernant la présence prescrite au lieu de travail.
Surtout, la nouvelle version de la Directive laisse de côté des engagements antérieurs sur l’équilibre travail-vie personnelle, l’inclusion et l’environnement, des aspects clés de la version de 2020. Voici un aperçu des autres modifications :
- Analyse au cas par cas : Les gestionnaires doivent toujours étudier les demandes de télétravail individuellement, mais la Directive n’indique plus expressément qu’elles doivent être « approuvées ou refusées » au cas par cas.
- Réinstallation et réaménagement des effectifs : Une disposition empêchant le travail à distance pour éviter ou forcer la réinstallation du personnel a été supprimée, ce qui pourrait donner plus de latitude aux fonctionnaires lors d’un réaménagement des effectifs.
- Coûts : Les ministères assument le coût de l’équipement nécessaire, et les travailleuses et travailleurs paient les services publics, l’accès à Internet et l’assurance.
- Élargissement du champ d’application : Le personnel étudiant, occasionnel et à temps partiel est maintenant expressément visé.
- Prolongation du programme pilote pour les personnes en télétravail : Le programme pilote permettant aux fonctionnaires qui habitent à 125 km ou plus de leur lieu de travail désigné d’être considérés comme en déplacement se poursuivra jusqu’au 31 mars 2027.
Conséquences pour vous
L’élargissement du champ d’application et la latitude potentielle quant à la réinstallation sont bienvenus, mais l’élimination des considérations sur l’équilibre travail-vie personnelle constitue un recul. Par ailleurs, rien n’a changé quant à la règle des trois jours au bureau, une pierre d’achoppement pour des dizaines de milliers de membres de l’AFPC. Nous continuerons à nous battre pour une politique de télétravail flexible qui avantage les travailleuses et travailleurs et ne mise pas que sur le présentéisme.
Participez à la campagne Pour vous, de n’importe où de l’AFPC, pour des conditions de travail qui placent les gens au cœur des priorités et permettent de fournir des services exemplaires aux familles et aux entreprises tout en économisant des fonds publics.