Les membres de l’AFPC et d’autres syndicats du secteur de la santé, des universitaires et des personnes militantes ont participé à la conférence de la Coalition canadienne de la santé, organisée à Ottawa, sur les risques qui pèsent actuellement sur le système de santé canadien, surtout dans le contexte des élections fédérales.
Sharon DeSousa, présidente nationale de l’AFPC, et Josée-Anne Spirito, vice-présidente exécutive régionale, Nord, ont rappelé aux travailleuses et travailleurs présents l’importance de défendre et d’élargir notre système de santé public.
« Partout au pays, la classe politique gruge notre système de santé public, essayant de faire croire qu’un système régi par les lois du marché constitue la solution au problème qu’elle a elle-même créé », a fait valoir Sharon. « Unissons nos efforts contre la privatisation et un système de santé axé sur le profit. Nous avons besoin d’un système qui donne la priorité aux gens, aux soins et aux collectivités plutôt qu’aux profits, aux coûts et aux entreprises. »
« C’est vraiment démoralisant : des travailleuses et travailleurs temporaires sont transférés dans le Nord, et on leur accorde une rémunération plus avantageuse, un logement et une indemnité quotidienne, mais quand vient le temps de négocier, l’employeur nous dit qu’il n’a pas le budget nécessaire pour ces personnes qui vivent et travaillent dans le Nord », déclare Josée-Anne, elle-même infirmière depuis plus de 15 ans. « Le système est tellement détraqué, c’en est effrayant. Le bien-être de nos patients et notre travail nous tiennent vraiment à cœur. C’est extrêmement décevant d’assister à l’effritement du système de santé public. Mais on ne se laissera pas faire; en plus des moyens de pression, nos revendications passent par la table de négociation. »
Au Canada, chaque personne a le droit de recevoir les soins dont elle a besoin, au moment où elle en a besoin, et ce, gratuitement. L’AFPC et ses alliés du secteur de la santé continueront de lutter contre les tentatives de privatisation, d’exiger de meilleures conditions de travail et de réclamer une reddition de comptes aux figures politiques. La lutte pour un système de santé juste, accessible et entièrement financé par les deniers publics n’est pas seulement un enjeu politique – c’est une question d’humanité.