Phénix : Une centaine de syndiqués bloquent l’accès au 1550, avenue d’Estimauville à Québec

Une centaine de membres de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC-Québec) bloquent l’accès au 1550, avenue d’Estimauville à Québec où travaillent plus de 700 fonctionnaires. 

Ces membres protestent contre le système de paye Phénix et contre les dernières offres du gouvernement fédéral dans le cadre de la négociation des nouvelles conventions collectives. 

Appuyés par des dizaines de membres affiliés à la Fédération des travailleuses et des travailleurs du Québec (FTQ) venus témoigner de leur solidarité, les membres de l’AFPC dénoncent le cauchemar qu’est le système de paye Phénix.

« Comment se fait-il qu’après trois ans il reste encore 280 000 mouvements à régler au Centre de service de la paye? », s’insurge Yvon Barrière, vice-président exécutif régional de l’AFPC-Québec. « Les conservateurs à l’origine de ce système et les libéraux qui l’ont ensuite appliqué sont toujours payés pour leur travail. Comment se fait-il que nos membres ne sont toujours pas payés correctement? » 

Un sondage effectué auprès de 160 000 fonctionnaires fédéraux révèle que 65 % d’entre eux sont toujours aux prises avec des problèmes de paye, que 79 % vivent du stress à cause des ratés de Phénix et que 22 % ont laissé passer ou refusé une nouvelle affectation, craignant les problèmes de paye que cela pourrait occasionner.

« J’ai même vu un cas où une fonctionnaire a reçu ses propres prestations de décès!, ajoute Yvon Barrière. Ce système est un peu comme la maison des fous dans les douze travaux d’Astérix. Régler un problème peut en créer un autre. » 

L’AFPC réclame le dédommagement de tous les fonctionnaires aux prises avec un problème dû à Phénix, l’augmentation du personnel dédié au règlement des problèmes immédiats, la mise en place d’une commission d’enquête publique ainsi que l’établissement d’un échéancier strict et contraignant pour l’adoption d’un nouveau système de paye. 

« Et comme si ce n’était pas assez, le gouvernement a le culot de nous proposer à la table de négociation une augmentation salariale de 1 %, alors que le taux d’inflation s’élève à plus de 2 %. Même s’ils ne sont pas payés comme il se doit, nos membres se présentent tous les jours au travail. Mais notre patience pourrait rapidement atteindre ses limites, de conclure Yvon Barrière. Nous envisageons d’autres activités dans les jours et les semaines à venir. » 

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13 Mars 2019
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