Victoire! Les auxiliaires d’enseignement de l’Université Wilfrid-Laurier sont maintenant membres de l’AFPC

Plus de 400 auxiliaires d’enseignement de l’Université Wilfrid-Laurier, à Waterloo, en Ontario, sont désormais représentés par l’AFPC, qui avait mené une campagne de syndicalisation cet automne. 

Ces travailleuses et travailleurs sont des étudiants de cycle supérieur qui jouent un rôle essentiel dans la prestation des programmes de premier cycle de l’Université en donnant un coup de main aux professeurs avec la correction, en plus d’animer des classes dirigées et d’offrir du soutien individualisé aux étudiants. Or, les auxiliaires d’enseignement sont souvent appelés à effectuer des heures supplémentaires sans être payés, ont droit à peu ou pas de soutien en matière de santé mentale et sont très peu protégés lorsque des conflits surviennent avec le professeur. 

« J’ai toujours pensé que mon travail faisait partie du programme. Je ne me suis jamais vue comme une employée, explique Carolyn Whipp, récente diplômée de l’Université, qui a soutenu la campagne de syndicalisation lorsqu’elle travaillait comme auxiliaire d’enseignement. Je commence à voir comment une campagne de syndicalisation peut amener des gens ayant des préoccupations communes à s’unir pour faire valoir leurs droits par la force collective. » 

Le nombre de membres provenant du secteur universitaire continue d’augmenter à l’AFPC 

La victoire remportée à l’Université Wilfrid-Laurier est la dernière d’une série de campagnes de syndicalisation réussies dans le secteur universitaire au cours de la dernière décennie. En juin dernier, plus de 200 surveillantes et surveillants d’examen de l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario, à Oshawa, en Ontario, ont voté massivement pour se syndiquer avec l’AFPC. De plus, l’AFPC a déposé récemment une demande d’accréditation pour représenter d’autres groupes de personnes salariées de l’Université McGill et de l’Université de la Saskatchewan. 

« Ils sont plus de 30 000 travailleuses et travailleurs du secteur universitaire à avoir choisi l’AFPC, ce qui fait de nous l’un des syndicats les plus forts dans ce secteur, précise Sharon DeSousa, vice-présidente exécutive de l’AFPC-Ontario. Forts de leur union, nos membres se sont battus pour obtenir de meilleures conditions de travail, notamment des services de garde et un régime de retraite, un meilleur salaire, de meilleures protections en ce qui a trait à la liberté universitaire et plus encore. » 

Depuis au moins vingt ans, les universités canadiennes embauchent de plus en plus d’auxiliaires d’enseignement, d’auxiliaires de recherche et d’autres travailleuses et travailleurs à court terme. Un grand nombre de ceux-ci ont peu ou pas d’avantages sociaux. Quant à leur salaire, il reste bas.  

Lors du congrès national triennal de l’AFPC en mai 2018, les membres ont voté massivement pour faire campagne contre la hausse du travail précaire. Ils ont aussi réitéré l’engagement du syndicat à poursuivre ses travaux de syndicalisation. L’AFPC représente des travailleuses et des travailleurs dans 25 établissements postsecondaires partout au Canada. 

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13 Décembre 2019