Proposition sur les enjeux communs

En dépit des nombreux problèmes de paye que leur cause Phénix depuis plus de deux ans, nos membres continuent d’aller travailler pour offrir des services essentiels aux Canadiennes et Canadiens. L’AFPC demande au gouvernement de leur offrir une convention collective qui reconnaît la valeur de leur travail et leur dévouement à l’égard de la population.

Voici un résumé des principales revendications présentées à la table des enjeux communs qui englobent les besoins de tous les fonctionnaires fédéraux au service du Conseil du Trésor.

Phénix

Pour éviter un autre désastre comme celui du système Phénix, l’AFPC exige que le gouvernement la consulte davantage avant d’apporter des changements technologiques qui auront des répercussions sur ses membres.

Voici quelques-unes des revendications sur Phénix déposées par l’AFPC :

  • Si l’employeur néglige de payer ses employés le jour prévu ou si leur paye est inexacte, il devra leur verser des intérêts au taux d’intérêt composé quotidien de la Banque du Canada.
  • L’employeur ne doit pas exiger le recouvrement des trop-payés tant que les problèmes de paye liés à Phénix n’auront pas été réglés. De plus, il ne pourra recouvrer plus de 10 % sur la paye nette des employés à moins que ceux-ci ne décident de rembourser un montant plus élevé.
  • Le syndicat souhaite négocier des règles sur les avances de salaire et les prestations d’urgence ainsi qu’un libellé prévoyant des services-conseils en comptabilité et gestion financière aux fonctionnaires qui subissent les répercussions négatives des ratés du système Phénix.

Personnel temporaire ou nommé pour une durée déterminée

L’AFPC veut mettre fin au recours excessif aux agences de placement temporaire et obtenir des protections pour le personnel temporaire dans les conventions collectives.

Le syndicat propose d’y inclure certaines mesures prévues dans la Politique sur l’emploi pour une période déterminée, la politique du Conseil du Trésor qui permet aux personnes nommées pour une période déterminée d’obtenir un emploi permanent après trois ans de service continu. Le syndicat demande aussi que l’employeur examine annuellement son recours aux agences de placement temporaire en consultation avec le syndicat.

Sous-traitance

Nous proposons aussi des dispositions contraignantes pour protéger le travail des fonctionnaires fédéraux et réduire le recours incessant aux contractuels. Le syndicat exige que l’employeur donne la priorité à son personnel ou embauche et forme de nouveaux employés avant de confier du travail à la sous-traitance. D’ailleurs, nous avons proposé de nouvelles dispositions qui obligeraient l’employeur à nous consulter avant de se tourner vers le privé.

Congé pour cause de violence conjugale

La violence conjugale a des répercussions sur la vie professionnelle de ses victimes. Le traumatisme et le stress qu’elles subissent affectent souvent leur capacité de travailler. Cette violence ne cesse pas quand on met les pieds au travail. C’est pourquoi l’AFPC présente des revendications visant à protéger et aider les travailleuses et travailleurs dans ces situations.

L’AFPC réclame 10 jours de congé payé pour les victimes de violence conjugale afin qu’elles puissent se rendre à des rendez-vous médicaux, intenter des procédures judiciaires et voir à toute autre obligation. Nos propositions comprennent également d’autres mesures de protection et d’adaptation pour ces travailleuses et travailleurs.

Plus de temps pour les familles

Pour les nouveaux parents, il est très important de pouvoir passer du temps avec leurs enfants sans subir une perte de revenus. C’est pourquoi l’AFPC demande à l’employeur de faire passer le congé parental de 37 à 63 semaines, comme le permettent les nouvelles dispositions de l’assurance-emploi adoptées par le gouvernement Trudeau en 2017.

Le syndicat a aussi proposé la bonification d’autres types de congé payé, comme les congés annuels, et l’ajout de la Journée nationale des peuples autochtones comme un jour férié.

Garde à l’enfance

L’AFPC réclame la mise sur pied d’un programme de garderies et de soutien aux parents (PGSP) afin de faciliter la mise sur pied de garderies dans les milieux de travail fédéraux et de favoriser la conciliation travail-famille. Le PGSP serait financé par le Conseil du Trésor et administré par un comité directeur et un comité consultatif, tous deux formés à parts égales de représentants syndicaux et patronaux.

Santé mentale en milieu de travail

L’AFPC propose de mettre sur pied un Centre d’expertise pour la santé mentale en milieu de travail. Son mandat : l’amélioration constante des milieux de travail et la mise en œuvre de mesures visant à améliorer la santé mentale des travailleuses et travailleurs. Le Centre d’expertise serait financé par le Conseil du Trésor et administré par un comité directeur et un comité consultatif, tous deux formés à parts égales de représentants syndicaux et patronaux.

Membres civils de la GRC

L’AFPC a soumis un protocole d’entente sur les conditions de travail des membres civils de la GRC qui sont appariés aux unités de négociation de l’AFPC

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17 Octobre 2018