Phénix : La fin des mesures incitatives risque d’augmenter l’arriéré de cas

Rassemblement sur la crise Phénix

Le gouvernement Trudeau refuse de renouveler le protocole d’entente sur le recrutement et le maintien en poste de conseillers en rémunération, compromettant ainsi le traitement des problèmes de paye causés par Phénix. 

En août 2017, l’AFPC et l’employeur ont négocié un ensemble de mesures incitatives à l’intention des conseillères et conseillers en rémunération (anciens et actuels) qui ont accepté de rester au Centre des services de paye de la fonction publique, bien que leur travail soit extrêmement stressant en raison de l’énorme arriéré de cas.  

Depuis, l’AFPC ne cesse de réclamer que le gouvernement prolonge la durée du protocole d’entente jusqu’à ce que le système de paye Phénix soit stabilisé et que l’arriéré soit résorbé. Peine perdue : le gouvernement n’a rien fait. 

« C’est scandaleux que le gouvernement n’ait pas renouvelé ce protocole d’entente, qui a expiré quelques semaines après que le directeur parlementaire du budget ait déclaré que le cauchemar Phénix ne prendra fin qu’en 2023 au plus tôt », déplore Chris Aylward, président national de l’AFPC. « Trudeau dit que réparer Phénix est une priorité, mais son inaction en dit long. » 

Comme l’explique Donna Whalen, conseillère en rémunération au Centre de paye à Miramichi depuis son ouverture, il y a sept ans : « On se sent valorisé en recevant cet argent. On nous dédommage ainsi pour toutes les heures supplémentaires que nous consacrons aux personnes qui sont aux prises avec des problèmes de paye. Oui, c’est stressant et très dur sur le moral; il faut faire beaucoup d’heures supplémentaires, mais il ne faut pas perdre de vue notre tâche : régler les problèmes de paye. C’est une claque en pleine face pour les conseillers en rémunération. » 

L’AFPC fera tout en son pouvoir pour que le protocole d’entente sur le recrutement et le maintien en poste des conseillers en rémunération soit renouvelé. Nous ferons des pressions sur le gouvernement pour qu’il agisse dans les plus brefs délais. 

Contexte  

Lorsque le gouvernement conservateur a centralisé ses services d’administration de la paye, il a licencié des centaines de conseillers en rémunération et perdu, du coup, une imposante somme d’expertise et de connaissances. Lorsque Phénix a été déployé en 2016, il n’y avait pas assez de personnel capable de régler les problèmes. 

En août 2017, l’AFPC et le Conseil du Trésor ont conclu un protocole d’entente sur le recrutement et le maintien en poste des conseillers en rémunération. Leur objectif : que le gouvernement ait suffisamment de personnel pour régler les problèmes de paye causés par Phénix. Les conseillers en rémunération ont ainsi eu droit à une somme forfaitaire de 4 000 $ et à des heures supplémentaires rémunérées à temps double. Le protocole d’entente est venu à échéance en juin 2019. 

Plus d’info sur le protocole d’entente. 

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4 Juillet 2019
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