Les négos du groupe EB progressent lentement

Du 4 au 9 novembre derniers, les parties ont mené un marathon de négociation. L’équipe EB en est ressortie insatisfaite des propositions de l’employeur concernant la rémunération, la valorisation du travail et le respect des fonctionnaires. L’offre globale ne cadre pas non plus avec nos revendications pécuniaires prioritaires, sans compter qu’elle vise à supprimer des dispositions protectrices de la convention collective.

Revendications pécuniaires et normatives

Les parties ont discuté des revendications pécuniaires et normatives, notamment la définition de la famille, le congé de deuil, la durée du travail, les indemnités et la paye. Bien qu’il y ait eu un certain progrès, aucune de ces questions n’a été réglée.  

Hausse salariale

L’employeur a proposé une augmentation économique générale de 0,75 % par année, ce qui ne correspond même pas à l’augmentation du coût de la vie. Depuis plus d’une décennie, les enseignantes et enseignants qui travaillent 12 mois demandent que leurs salaires soient rajustés selon la valeur du marché. 

L’employeur a refusé d’éliminer l’écart important qui subsiste entre le salaire de nos membres LS et celui des titulaires de postes semblables, dont leurs collègues membres de l’IPFPC et de l’ACEP. Il a aussi fait la sourde oreille aux revendications des aides-enseignantes et des enseignantes (en majorité des femmes autochtones) qui travaillent 10 mois et dont le salaire est beaucoup moins élevé que celui des enseignantes qui effectuent le même travail dans d’autres écoles. 

Congé de maladie

Nous continuons de revendiquer l’amélioration du régime actuel de congés de maladie. Nous avons réalisé un certain progrès dans ce dossier au cours de la dernière séance. L’employeur a proposé un protocole d’entente sur les congés de maladie, question d’ouvrir la discussion. Mais nous demeurons fermes. Toute discussion doit respecter nos principes : le régime doit être intégré à la convention collective; il doit prévoir le remplacement du salaire; les crédits de congé de maladie doivent être préservés; et aucun tiers fournisseur ne doit intervenir.

Réaménagement des effectifs

Nous n’avons pas réussi à convaincre l’employeur d’accéder à nos revendications prioritaires concernant l’Appendice sur le réaménagement des effectifs. Compte tenu du stress et des bouleversements qu’ont vécus bon nombre de nos membres pendant quatre années de coupes et de mises à pied dans la fonction publique, nous voulons nous assurer que l’Appendice soit appliqué de manière juste, transparente et impartiale. 

Médiation 

L’AFPC a proposé que les parties retournent à la table en présence d’un médiateur.

Notre équipe de négociation demeure convaincue de sa position sur les enjeux pécuniaires. Il est temps que le gouvernement libéral tienne ses promesses et se montre respectueux envers les fonctionnaires à la table de négociation. 

Nous vous tiendrons au courant tout au long du processus. Ne manquez pas le prochain Info-négo.
 

Sujets: 

Employeurs: 

16 Novembre 2016
Share/Save