Négociations avec le Conseil du Trésor : L’AFPC vise à faire d’importants gains

Les négociations collectives avec le Conseil du Trésor ont repris cette semaine et l’AFPC a présenté les revendications communes à l’ensemble de ses unités qui représentent environ 90 000 fonctionnaires fédéraux. Ces revendications visent notamment à régler les problèmes liés au système de paye Phénix, à restreindre la création d’emplois précaires, à protéger la sécurité d’emploi et à soutenir les femmes et leur famille.

En dépit des nombreux problèmes de paye que cause Phénix depuis déjà deux ans, nos membres continuent d’aller travailler pour offrir des services essentiels aux Canadiennes et Canadiens. L’AFPC demande au gouvernement de leur offrir une convention collective qui reconnaît la valeur de leur travail et leur dévouement à l’égard de la population.

Voici un résumé des principales revendications présentées à la table des enjeux communs qui englobent les besoins de tous les fonctionnaires fédéraux au service du Conseil du Trésor.

Phénix

Pour éviter un autre désastre comme celui du système Phénix, l’AFPC exige que le gouvernement le consulte davantage avant d’apporter des changements technologiques qui auront des répercussions sur ses membres.

Personnel de durée déterminée et temporaire

L’AFPC vise toujours à mettre fin à la surutilisation des agences de placement temporaire et veut s’assurer que le personnel temporaire bénéficie des mesures de protection prévues dans les conventions collectives.

Le syndicat propose d’y inclure certaines mesures prévues dans la Politique sur l’emploi pour une période déterminée qui permettront à ceux et celles nommés pour une période déterminée d’obtenir un emploi permanent après trois ans de service continu. L’employeur doit prévoir des mécanismes pour revoir annuellement son recours aux agences de placement temporaire en consultation avec le syndicat.

Sous-traitance

L’AFPC propose un libellé plus ferme pour protéger le travail des fonctionnaires fédéraux et réduire le recours incessant aux contrats privés. Le syndicat exige que l’employeur donne la priorité à son personnel ou embauche et forme des employés avant de confier du travail à la sous-traitance. D’ailleurs, nous avons soumis un nouveau libellé qui obligera l’employeur à nous consulter avant de recourir à la sous-traitance.

Congé pour violence familiale

La violence familiale a des répercussions sur la vie professionnelle des personnes qui la subisse. Le traumatisme et le stress qu’elles vivent affectent souvent leur capacité de travailler. Cette violence ne cesse pas quand on met les pieds au travail. C’est pourquoi l’AFPC présente des propositions pour protéger et aider les travailleuses et travailleurs dans ces situations.

L’AFPC réclame 10 jours de congé payé pour les personnes ayant subi de la violence familiale afin qu’elles puissent se rendre à des rendez-vous médicaux, intenter des procédures judiciaires et voir à toute autre obligation. Nos propositions comprennent également d’autres mesures de protection et d’adaptation pour ces travailleuses et travailleurs.

Plus de temps pour les familles

Pour les nouveaux parents, le temps passé en famille demeure un enjeu important. Pour leur éviter de subir en plus une perte de revenus pendant cette période, l’AFPC demande à l’employeur de prolonger la période de congé parental de 37 à 63 semaines, conformément aux nouvelles dispositions d’assurance emploi adoptées par le gouvernement Trudeau en 2017.

Unités de négociation du Conseil du Trésor

Chaque unité de négociation du Conseil du Trésor a également un ensemble de revendications propres aux besoins de ses membres. Un résumé et une liste complète de ces propositions sont également disponibles :

 

Sujets: 

Employeurs: 

22 Juin 2018
Share/Save