Une mise à jour économique qui ouvre la porte à la privatisation

Le 1er novembre, le ministre des Finances, Bill Morneau, a publié la mise à jour économique du gouvernement fédéral, qui fait la part belle à la privatisation des services publics. Une prise de position qui inquiète vivement l’AFPC.

Le ministre ouvre toute grande la porte à la prise en charge et au financement par le secteur privé des nouveaux projets d’envergure ainsi qu’à la privatisation des infrastructures publiques existantes.

La privatisation coûte plus cher

« L’expérience a démontré que la privatisation des services publics coûte plus cher à la population, en  plus de limiter la reddition de comptes et de réduire la qualité des services », explique Robyn Benson, présidente nationale de l’AFPC.

C’est une excellente nouvelle que le gouvernement veuille investir davantage dans les infrastructures. Toutefois, il ne devrait pas se tourner vers les partenariats public-privé parce que cette formule s’avère généralement beaucoup plus coûteuse à long terme, pour l’État et la population, que les investissements entièrement publics.

L’investissement public : un choix sensé

La mise à jour contient tout de même quelques bonnes nouvelles, comme une plus grande indépendance pour le directeur parlementaire du budget et pour le statisticien en chef du Canada, ainsi que des investissements dans les infrastructures.

 « Au lieu de céder nos infrastructures à des compagnies à but lucratif, le gouvernement devrait investir temps et argent dans la prestation de services publics de qualité et la construction d’infrastructures qui profiteront à tous », déclare la présidente Benson.  

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3 Novembre 2016
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