Des milliers de personnes, une seule cause : la justice sociale et environnementale

Plus de 10 000 personnes ont marché dans les rues de Toronto le 5 juillet pour l’emploi, la justice et le climat. Issues de divers milieux – communautés autochtones, syndicats, mouvement étudiant, organismes de promotion de la justice sociale, base militante –, elles étaient là pour transmettre un message bien senti à la classe politique : la population canadienne réclame une nouvelle économie juste et équitable pour tout le monde.

Des membres de l’AFPC ont marché pour manifester leur appui.

« Les services publics sont un des principaux ingrédients d’une économie plus équitable et d’un développement plus durable, a affirmé Bob Jackson, vice-président exécutif régional de l’AFPC, Colombie-Britannique. Le gouvernement Harper a éviscéré la règlementation environnementale et montré la porte à de nombreux fonctionnaires qui étaient aux premières lignes de la protection environnementale. »

Quelques faits troublants :

  • Dans la période allant de 2010 à 2017, Environnement Canada aura réduit ou prévoira réduire son effectif de 21 %, dont 338 postes dans le domaine des changements climatiques.    
  • Pêches et Océans Canada a réduit de 30 % le personnel chargé de l’application de la Loi sur les espèces en péril ainsi que de la protection et du rétablissement des espèces aquatiques au Canada.
  • En février 2014, la Cour fédérale a statué qu’Environnement Canada et Pêches et Océans Canada ont failli à leur devoir en omettant de protéger des espèces en péril.
  • Pêches et Océans a aussi amputé ses programmes de protection des eaux de plus de 100 millions de dollars, même si des spécialistes de la fonction publique préconisaient une augmentation des crédits pour des raisons environnementales et économiques.

Comme l’a si bien dit un militant de l’AFPC : « Je marche parce que je m’oppose, comme mon syndicat, aux mesures d’austérité du gouvernement, notamment aux coupes dans les services publics et à la déréglementation des normes environnementales. Je veux me battre pour protéger les bons emplois dans la fonction publique et la santé de nos collectivités. »

Les organisateurs de la marche ont rappelé fièrement à la foule que « Nous avons la solution ». Malheureusement, ni la communauté internationale ni les politiciens canadiens n’ont pris les mesures nécessaires pour promouvoir la justice économique et combattre les changements climatiques. La foule n’avait qu’une chose à leur dire : c’est le temps d’agir!

 

 

Sujets: 

Géographie: 

9 Juillet 2015
Share/Save