L'AFPC est solidaire de la communauté d'Attawapiskat

L’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) et le Cercle national des peuples autochtones de l’AFPC sont de tout cœur avec la communauté d’Attawapiskat dans le Nord de l’Ontario.

« Cette tragédie nous concerne tous et toutes. Il faut agir collectivement pour régler ces problèmes »,a affirmé Robyn Benson, présidente nationale de l’AFPC.

Dans son message de solidarité, Sharon DeSousa, vice-présidente exécutive régionale de l’AFPC-Ontario a déclaré : « comme bien d’autres communautés autochtones, Attawapiskat est aux prises avec de graves problèmes : pénurie de services de santé, taux de chômage élevé, piètres conditions sanitaires et manque d’eau potable, médiocrité des logements et des infrastructures et blessures intergénérationnelles causées par le colonialisme et les pensionnats indiens ».

Les deux dirigeantes réclament la mise en œuvre immédiate des recommandations de la Commission de vérité et de réconciliation.

Épidémie de suicides 

  • Au cours des derniers mois, on a assisté à une épidémie de suicides sans précédent chez les jeunes de 19 ans et moins.
  • Il y a eu 11 tentatives de suicide en une seule nuit. En mars seulement, près de 30 personnes ont tenté de s’enlever la vie.

Le suicide est la principale cause de décès chez les Autochtones de 45 ans et moins, un taux six fois plus élevé que chez les non Autochtones.

Pourquoi vit-on une telle crise?

C’est la cinquième fois que l’état d’urgence est déclaré à Attawapiskat depuis 2006. Déjà en 2011, Charlie Angus, député néodémocrate, tirait la sonnette d’alarme. Sa vidéo révélait les conditions insalubres sur la réserve.

La crise qui secoue actuellement la communauté autochtone du Nord de l’Ontario est le résultat de problèmes systémiques qui perdurent depuis très, très longtemps. Et Attawapiskat est loin d’être un cas isolé.

Deux victoires importantes pour Attawapiskat 

Ces conditions de vie lamentables ont poussé la jeune Shannen Koostachin à se battre pour avoir une école à Attawapiskat. Forte du succès de Shannen, Cindy Blackstock, de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada, a traîné le gouvernement fédéral devant le Tribunal canadien des droits de la personne.

Le Tribunal a jugé que le fédéral a fait preuve de discrimination à l’endroit des enfants autochtones en ne leur donnant pas accès aux mêmes services gouvernementaux que les autres petits Canadiens.

L’AFPC touchée de près

Le syndicat représente des membres vivant à Attawapiskat et dans les localités situées le long de la côte de la baie James, dont Moosonee et Moose Factory. Ces membres avaient déjà attiré l’attention sur les conditions de vie difficiles créées par l’indifférence de gouvernements fédéraux qui se sont succédé.

Appel à l’action

Nous exhortons les gouvernements fédéral et provincial à agir sans tarder. Nous leur demandons de financer adéquatement la communauté d’Attawapiskat et de lui donner les ressources nécessaires pour endiguer cette épidémie : éducation, formation, logements, infrastructures et services de santé.

Envoyez un courriel au premier ministre Justin Trudeau. Faites-lui part de votre indignation par rapport à la tragédie qui secoue Attawapiskat.

18 Avril 2016