L’AFPC rend un dernier hommage à Sandra Lockhart

Ceux qui connaissaient Sandra Lockhart se doutent bien du portrait de cette grande dame que brosseront les prochaines lignes. On se souvient avant tout d’une femme forte et courageuse qui a fait sa place dans le monde. Elle était très généreuse de sa personne, malgré toutes les épreuves qu’elle a dû traverser au cours de sa vie.

Tout ce qu’elle faisait, elle le faisait par pur amour. Elle adorait sa famille, des générations qui l’ont précédée à celles qui lui succéderont. Sur la voie rouge qu’elle a suivie toute sa vie, la sagesse de ses ancêtres et de ses aînés a guidé chacun de ses pas. Pour elle, le véritable amour est une prière et une promesse sans fin : un dévouement implacable envers l’âme de nos êtres chers et de la terre mère.

Outre son sens profond de justice sociale, elle avait une volonté inébranlable d’incarner le changement qu’elle voulait voir dans le monde. Elle a consacré temps et énergie à diverses organisations. Elle a siégé au comité directeur de l’Alliance féministe pour l’action internationale et au conseil d’administration du Conseil des Canadiens. Elle a fait du bénévolat pour des organismes qui luttent contre la pauvreté et la violence familiale et qui offrent des services aux victimes. Elle a aussi été l’une des membres fondatrices de l’établissement de recherche Institute for Circumpolar Health Research.

On ne saurait dresser la liste de toutes ses interventions au sein de l’AFPC tellement sa contribution a été grande. Mentionnons toutefois son rôle de vice-présidente exécutive régionale du Nord, de membre du Cercle national des peuples autochtones, de vice-présidente du Conseil de région et de représentante de l’AFPC à la Fédération du travail des Territoires du Nord.

En 2003, Sandra a remporté le prix Helen Kelly Gibson. Créé par le fils de Mme Gibson, un médecin des Territoires du Nord-Ouest, ce prix est remis à une finissante du programme de sciences infirmières du Collège Aurora qui a dû surmonter de nombreuses difficultés pour terminer ses études, tout comme Mme Gibson avant elle.

Dix ans plus tard, Sandra recevait la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II, un prix commémoratif remis à des Canadiennes et à des Canadiens pour leurs contributions et leurs réalisations. Cette distinction lui a été décernée pour tout le travail qu’elle a fait au nom de divers organismes syndicaux et autochtones.

Sandra n’aurait pas voulu qu’on dresse la liste de ses réalisations. Elle était comme ça. Mais nous, nous croyons que son engagement et son dévouement sans faille peuvent servir d’inspiration aux prochaines générations de femmes leaders autochtones. Elle nous manquera terriblement.

28 Juin 2019