L’AFPC intensifie sa campagne contre la violence conjugale

La violence conjugale a des répercussions sur la vie professionnelle. Pour les victimes, le traumatisme et le stress qui en découlent affectent leur capacité de travailler. La violence ne cesse pas nécessairement quand on met les pieds au travail. 

Des congressistes ont courageusement témoigné de leur expérience et de l’impact de la violence conjugale sur leur vie. Le congrès a ensuite voté à l’unanimité pour demander au syndicat de prendre des mesures concrètes afin de soutenir ces victimes. Ces mesures visent notamment à faire pression sur le fédéral, les provinces et les territoires pour qu’ils adoptent des dispositions : congé payé et congé non payé raisonnable, modalités de travail flexibles, sécurité d’emploi et formation obligatoire du personnel sur la violence conjugale et sexuelle.

Une enquête nationale menée par le CTC, ses affiliés et le Centre for Research & Education on Violence Against Women and Children de l’Université Western a révélé que la violence conjugale se produit entre partenaires intimes ou ex-partenaires dans plus du tiers des cas. Parmi les répondantes victimes de violence conjugale, plus de la moitié ont indiqué avoir subi au moins une forme de violence sur leur lieu de travail ou à proximité. Bon nombre d’entre elles ont indiqué que les incidents violents s’étaient soldés par un retard au travail ou une absence, souvent sous forme de congé non payé, et, dans certains cas, qu’elles avaient fini par perdre leur emploi. Les survivantes doivent savoir que leur emploi et leur sécurité financière seront préservés pendant qu’elles vont chercher l’aide dont leur famille et elles-mêmes ont besoin.

4 Mai 2018
Share/Save