L’AFPC applaudit à l’interdiction de l’amiante imposée par Services publics et Approvisionnement Canada

Un travailleur en combinaison de protection enlève l’amiante d’un chantier de construction

L’AFPC, en collaboration avec d’autres syndicats, fait campagne depuis des années pour bannir l’amiante au Canada. Elle se réjouit donc que Services publics et Approvisionnement Canada a décidé d’en interdire l’utilisation dans la construction ou la réfection des immeubles fédéraux à compter du 1er avril. Les immeubles à l’étape de conception sont aussi visés.

Inventaire des immeubles de l’État

Le gouvernement dit dresser l’inventaire de tous les immeubles qui appartiennent à l’État. L’information sera saisie dans une base de données centrale, qui devrait être prête d’ici la fin avril. L’AFPC a exercé des pressions soutenues sur le gouvernement pour qu’il crée cet inventaire.   

Nouvelles exigences en matière de divulgation 

Le gouvernement compte exiger la divulgation de la présence d’amiante dans tous les immeubles qu’il s’apprête à louer. Il compte aussi renégocier les baux existants pour y ajouter cette exigence. L’objectif est de terminer ce travail d’ici la fin juin.

Possibilité d’interdiction à l’échelle du pays

MaryAnn Mihychuk, ministre fédérale de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail, n’éloigne pas la possibilité de bannir l’amiante dans tous les nouveaux bâtiments construits au Canada.

« Nous accueillons favorablement toute modification qui confirme le droit des travailleuses et des travailleurs d’être mis au courant des dangers dans leur milieu de travail, surtout lorsqu’il s’agit de la présence d’amiante, affirme Robyn Benson, présidente nationale de l’AFPC. Nous espérons que l’inventaire des immeubles sera rendu public afin de protéger non seulement les fonctionnaires qui travaillent dans ces immeubles, mais aussi les sous-traitants qui seront chargés de leur réfection et de leur entretien. »

Prévention du cancer

« Personne n’a oublié le long combat qu’a livré Howard Willems, un de nos membres décédé le 8 novembre 2012, ajoute Mme Benson. Il a succombé à un type de cancer rare associé à l’exposition professionnelle à l’amiante. »
 
En plus de tenir tête à cette horrible maladie, le confrère Willems a réussi à convaincre la Saskatchewan d’adopter une loi sur l’inscription obligatoire de tous les édifices contenant de l’amiante dans un registre public. 

« L’accès public à l’information sur l’amiante et les autres substances toxiques dans les immeubles gouvernementaux permet de protéger toutes les personnes qui fréquentent ces lieux contre des maladies évitables », conclut Mme Benson.

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8 Avril 2016
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