Équité salariale : il est temps d’agir selon la présidente de l’AFPC

Robyn Benson

Robyn Benson, présidente nationale de l’AFPC, somme le gouvernement libéral d’adopter sans tarder une loi proactive sur l’équité salariale.

« Il y a 12 ans, un groupe de travail sur l’équité salariale mandaté par le fédéral a formulé des recommandations pour que l’équité salariale devienne réalité. C’est le temps d’agir », a déclaré la présidente Benson.

Devant le Comité spécial sur l’équité salariale de la Chambre des communes, Mme Benson a mis en évidence les problèmes auxquels sont confrontées les travailleuses du secteur public fédéral qui cherchent à obtenir l’équité salariale.

« L’AFPC a déposé bien des plaintes en matière d’équité salariale. Et dans certains cas, elles ne se sont réglées qu’après des décennies. Nous recevons des appels de membres qui ont 80 ans et qui n’ont toujours pas reçu l’argent qui leur est dû. D’autres sont décédés avant même de toucher quoi que ce soit, déplore-t‑elle. Un remboursement au titre de l’équité salariale, ça n’aurait jamais dû prendre aussi longtemps. »

Impossible de porter plainte

Aux termes de la loi en vigueur, il est très difficile pour les syndicats de déposer des plaintes devant la Commission canadienne des droits de la personne. Pour les femmes, c’est pratiquement impossible. Voici pourquoi :

  • Il s’agit d’un processus adversatif qui requiert la présence d’avocats.
  • Les litiges sont interminables, coûtent cher et exigent beaucoup de ressources humaines.

L’AFPC appuie les recommandations du groupe de travail

  • Que la nouvelle loi sur l’équité salariale vise toutes les personnes salariées qui relèvent de la compétence fédérale, y compris les travailleuses et travailleurs à temps partiel, occasionnels, saisonniers et temporaires.
  • Que les dispositions de la nouvelle loi s’appliquent aux femmes, aux Autochtones, aux personnes ayant un handicap et aux personnes racialisées.
  • Que la nouvelle loi prévoie que toute personne salariée, syndiquée ou non, ait le droit de participer à la mise en œuvre et au maintien de l’équité salariale.
  • Que la nouvelle loi prévoie la mise en place d’une commission chargée, notamment, d’aider les employeurs, les personnes salariées et les syndicats, et d’un tribunal spécialisé chargé de régler rapidement les différends entre les parties.

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20 Avril 2016
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