Les écoles des Premières Nations sous-financées selon le DPB

Cindy Blackstock

Les écoles des Premières Nations sont sous-financées et le gouvernement fédéral est loin d’offrir un niveau de financement comparable à celui des provinces. C’est ce qu’affirme le directeur parlementaire du budget (DPB) dans son dernier rapport.

Le gouvernement néglige les jeunes autochtones

Les Autochtones sont victimes d’injustice et de négligence depuis des générations. Le manque de planification, l’établissement inadéquat des coûts et le plafonnement du financement de l’éducation depuis 1996 ont privé les enfants des écoles, du matériel et des services dont ils ont tant besoin.

Cindy Blackstock, directrice générale de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada, et l’Assemblée des Premières Nations luttent sans relâche pour réparer cette injustice. Plus tôt cette année, le Tribunal canadien des droits de la personne avait conclu qu’en négligeant d’offrir aux enfants autochtones le même niveau de services sociaux que celui offert aux autres petits Canadiens, le gouvernement fédéral s’est rendu coupable de discrimination à leur endroit. Le gouvernement n’a toujours pas redressé la situation, même s’il en a deux fois reçu l’ordre.

Pour améliorer la vie des générations futures, le gouvernement libéral doit offrir davantage que ce qu’il propose dans son budget 2016.

Les gestes en disent plus long que les paroles

L’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) demande au gouvernement fédéral de financer adéquatement les services d’éducation des Premières Nations.

« Le sous-financement discriminatoire des services d’éducation des Premières Nations a assez duré. Le gouvernement libéral doit réparer cette injustice sans plus tarder. Les enfants des Premières Nations souffrent depuis trop longtemps du manque criant de ressources », déplore Robyn Benson, présidente nationale de l’AFPC.

L’AFPC défend les droits des Autochtones depuis plusieurs décennies, qu’il s’agisse du dossier de l’eau potable, des femmes autochtones disparues ou assassinées ou des enfants autochtones.

« Les enseignants des Premières Nations n’ont pas autant de ressources que leurs homologues provinciaux, ajoute la présidente Benson. C’est injuste pour les enfants autochtones, qui méritent une éducation de qualité », a dit Robyn Benson. « Le DPB a sonné l’alarme – cette situation doit cesser. »

 

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8 Décembre 2016
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