Disparitions et assassinats de femmes autochtones : L’AFPC appuie les appels visant à élargir le mandat de la commission d’enquête

Dans un monde idéal, cette enquête ne serait même pas nécessaire

L’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) se joint aux peuples autochtones du Canada pour souligner l’importance que revêt l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées tout juste lancée par le gouvernement du Canada. 
Le syndicat appuie également les suggestions émises par l’Association des femmes autochtones du Canada, et d’autres organismes, en vue d’élargir le mandat de l’enquête et de l’étendre à d’autres groupes, en prévoyant notamment :

 

  • des mécanismes exécutoires obligeant les services qui relèvent exclusivement des provinces, notamment les services de police et ceux chargés de la protection de la jeunesse, à pleinement participer à l’enquête et à rendre compte de leurs décisions antérieures;
  • des services de counselling, culturellement pertinents, qui tiennent compte des traumatismes subis par les survivantes et survivants et qui ne soient pas limités à la période de témoignage devant la commission d’enquête; 
  • la nomination d’un sixième commissaire d’origine inuite pour tenir compte des expériences vécues par l’ensemble des femmes autochtones. 

Durant la conférence de presse, la présidente de l’AFAC, Dawn Lavell-Harvard, a souligné que cette commission d’enquête a pu voir le jour grâce aux efforts des militantes et militants autochtones au cours des onze dernières années au nom des quelque 1200 femmes et filles disparues et assassinées. Elle a aussi reconnu le rôle des syndicats et des organisations féministes pour avoir réussi à placer cet enjeu à l’avant-plan de l’ordre du jour politique. 

« Dans un monde idéal, cette enquête ne serait même pas nécessaire, a déclaré Magali Picard, vice-présidente exécutive régionale de l’AFPC-Québec. Rien ne pourra ramener à la vie nos sœurs autochtones disparues, mais nous espérons que cette commission contribuera à obtenir justice et à panser les plaies des survivants et des familles des victimes. »

Kathie Ostrihon, membre du Cercle national des peuples autochtones de l’AFPC, souhaite que les commissaires fassent appel aux enseignements traditionnels durant ce processus. « L’esprit de nos sœurs disparues et assassinées et celui de leurs familles, amis et de l’ensemble de la communauté autochtone les guideront... »

Pour plus d’information, visitez le site d’Affaires autochtones et du Nord Canada.
 

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4 Août 2016
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