Dédommagement pour Phénix : L’AFPC garde le cap

Déclaration de Chris Aylward, président de l’AFPC​

À quelques mois des élections, le gouvernement fédéral tente de semer la dissension au sein de la fonction publique fédérale en refusant d’accorder un dédommagement équitable à nos membres qui représentent environ 60 % des fonctionnaires syndiqués.

La preuve? L’envoi massif de courriels aux fonctionnaires fédéraux vantant l’offre dérisoire qu’ont acceptée récemment de plus petits syndicats de fonctionnaires. Dans ce message, le gouvernement tente de créer la division et de faire pression sur notre syndicat pour qu’il accepte son offre en mettant en évidence notre refus d’accepter beaucoup moins que ce qui est dû à nos membres.

Certains syndicats ont jugé bon d’accepter quelques jours de congé en guise d’indemnisation pour le calvaire qu’ils endurent sur les plans financier et émotionnel depuis quatre ans à cause de Phénix. C’est ce qu’ils ont décidé de faire en fonction de leurs priorités. Ce choix a sans aucun doute été facilité par l’ajout d’une clause qui leur donnera droit à toute indemnisation supplémentaire que négocierait l’AFPC dans une entente ultérieure.

Qu’une chose soit claire : nos membres méritent bien plus que ce que leur propose l’employeur, et personne ne nous forcera à accepter une mauvaise offre. Notre syndicat est plus grand plus que tous les syndicats du gouvernement fédéral combinés. Nous ne laisserons pas les autres syndicats dicter nos décisions, car, contrairement à eux, nous sommes en négociation actuellement avec l’employeur. C’est 140 000 fonctionnaires. Une véritable force de frappe qui nous permettra d’obtenir l’entente globale que méritent nos membres.

Depuis quatre ans, vous avez travaillé sans même savoir si vous serez payés correctement (ou pas du tout!), vous méritez une indemnité en argent comptant, pas quelques jours de congé que votre employeur pourrait mettre à l’horaire ou retarder comme bon lui semble, selon le libellé particulier de votre convention collective ou votre situation d’emploi.

Vous méritez une entente qui reconnaît que le cauchemar Phénix est loin d’être terminé. Qu’il y a encore 230 000 dossiers non traités et que de nouveaux s’ajoutent chaque jour. Et que des milliers de fonctionnaires attendent toujours que leur dernière convention collective soit mise en œuvre. Or, l’entente qu’ont acceptée les autres syndicats ne reconnaît pas ces faits.

Vous méritez aussi un dédommagement équitable. Or, l’entente convenue par les autres syndicats récompense les fonctionnaires les mieux rémunérées, parce que leurs jours de congé valent plus, et punit ceux qui sont moins bien rémunérés, dont beaucoup sont représentés par l’AFPC.

Et comme si ce n’était pas assez, le gouvernement a mis fin, plus tôt ce mois-ci, aux incitatifs pour le recrutement et le maintien en poste des conseillères et conseillers en rémunération. Ce faisant, il sape les efforts que fait son personnel pour régler l’arriéré de cas et compromet la stabilisation du système.

Si l’on tient compte de tous ces éléments et de bien d’autres, l’offre du gouvernement est tout simplement insultante. Soyez prêts pour l’inévitable : plus nous revendiquerons une entente juste et équitable de dédommagement pour les torts causés par Phénix, plus le gouvernement essaiera de nous diviser. Mais nous résisterons. Au cours des prochains mois, nous intensifierons nous aussi nos actions en vue d’obtenir l’offre de dédommagement que vous méritez.

 

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17 Juillet 2019