Les réformes de l’AE sont catastrophiques, selon un sondage

Des clients frustrés et des travailleurs démoralisés. Voilà ce qui ressort du sondage mené récemment auprès des agents de service à la clientèle (ASC) à Service Canada.

Ce sondage, qui faisait le point sur les changements drastiques apportés au programme d’assurance-emploi, a été réalisé par le bureau du Québec du Syndicat de l’Emploi et de l’Immigration (SEIC), un Élément de l’AFPC.

La majorité des répondants :

  • ont de plus en plus de difficulté à offrir des services de qualité
  • ne font plus confiance à l’employeur en raison des changements fréquents au programme et au fonctionnement
  • se sentent pressés, n’ont plus le temps d’offrir des services personnalisés
  • sont démoralisés, surchargés de travail, épuisés et malades
  • disent que les clients sont de plus en plus agressifs, même violents parfois.

Malgré tout, la principale motivation de bien des travailleuses et travailleurs est d’offrir de bons services à la clientèle.

Dégradation des services

Dans bien des cas, les ASC ne peuvent plus répondre directement aux questions des clients. En effet, conformément aux consignes de leurs gestionnaires, ils doivent les rediriger vers la ligne téléphonique sans frais ou le site Web. Selon les ASC, cette politique les empêche d’offrir de bons services en personne, ce qui occasionne des retards pour les clients.

« Le sondage met en lumière l’impact dévastateur des compressions et des changements à l’AE, précise Steve McCuaig, président national du SEIC. Bien qu’il ne porte que sur une seule région, les résultats confirment ce que nous disent nos membres partout au pays. »

Une tendance répandue

Selon un autre sondage, ce sentiment de ne pouvoir offrir des services publics de qualité est répandu à la fonction publique. Là encore, les compressions sont à l’origine de ce malaise.

Changements au régime d’assurance-emploi

Au fil des ans, le gouvernement fédéral a remanié plusieurs fois l’AE, ce qui a notamment entraîné une diminution du nombre de prestataires. Et c’est sans compter les retards occasionnés par les coupes à la fonction publique et la réforme des services de première ligne.

Le syndicat discute des résultats du sondage avec Service Canada et espère que l’employeur en tiendra compte.

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17 Février 2015
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