OES : L’employeur reconnaît que ses employés sont des fonctionnaires

Nous sommes retournées en négociation avec les OES la semaine du 11 septembre. Nous nous sommes d’abord réunis en caucus pour travailler sur nos revendications concernant les heures de travail et la sécurité d’emploi.

L’employeur nous avait avisés qu’il aurait un nouveau négociateur principal, ce qui nous a réjouis, car son équipe n’était vraiment pas bien préparée lorsqu’elle s’est présentée à la table en mai dernier. De fait, le ton a considérablement changé. Cette fois-ci, l’équipe de l’employeur était bien organisée. Elle a fait preuve de respect et fourni tous les documents dans les deux langues officielles.

Nous avons donc repris les pourparlers le mardi 12 septembre en répondant à la question que nous avaient posée les OES : pourquoi est-il important qu’on nous reconnaisse comme des fonctionnaires fédéraux?

Dans la décision arbitrale qu’elle a rendue lors de la dernière ronde de négociation, l’arbitre Christine Schmidt a été claire :

Enfin, contrairement aux arguments des OES, les membres de cette unité de négociation sont bel et bien des fonctionnaires fédéraux. Compte tenu des arguments des deux parties et du fait que les intervieweurs et intervieweurs principaux des OES sont des employés à temps partiel, sans garantie d’heures de travail, et que l’employeur doit surmonter certains défis en raison de la nature de ses activités, le conseil d’arbitrage estime que les conditions de travail de ces employés sont inférieures à celles de leurs homologues fédéraux. [notre traduction]

Nos conditions d’emploi sont peut-être différentes de celles de l’administration publique centrale, mais nous ne méritons pas moins que les autres employés fédéraux. Il était temps que notre employeur le reconnaisse et nous traite avec respect. Nous sommes heureux qu’il ait enfin admis que nous sommes des fonctionnaires!

L’employeur a également modifié et expliqué ses propositions (voir ci-joint). Il en a retiré certaines, mais en a conservé d’autres, ce qui nous déçoit. Il souhaite notamment limiter la protection d’emploi dans l’article sur les heures de travail et propose de réduire la durée du congé de maternité et du congé parental payé.

La semaine s’est conclue par une présentation de l’employeur, qui a ensuite répondu à nos questions au sujet de l’assignation du travail et de l’établissement des horaires de travail. Nous présenterons des revendications à ce sujet lors de notre prochaine rencontre.

Les négociations se poursuivront du 21 au 23 novembre.

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19 Septembre 2017
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