Mois de l’histoire des femmes : L’égalité, toujours à l’ordre du jour

Mois-histoire-des-femmes

En octobre, dans le cadre du Mois de l’histoire des femmes, l’AFPC rend hommage au militantisme des femmes au sein du mouvement syndical et s’engage à faire avancer leur cause.

L’équité salariale : toujours pas une réalité

En 1980, les commis de bureau ont mené la plus longue grève de l’histoire canadienne pour réclamer un congé de maternité payé et un salaire équitable. Il faudra encore quatre années avant que l’AFPC soit en mesure de déposer une plainte en matière d’équité salariale au nom de ses membres. Le Tribunal canadien des droits de la personne a accueilli la plainte de l’AFPC en 1988. En 1999, la Cour fédérale a maintenu la décision du Tribunal. Après 15 ans d’attente, des milliers de personnes salariées, à la retraite ou au travail, ont eu droit à une indemnisation.

Mais la lutte n’est pas terminée. Sous le gouvernement conservateur de Stephen Harper, l’équité salariale dans la fonction publique fédérale a été reléguée à l’arrière-plan et, malgré ses promesses, le gouvernement libéral actuel n’a toujours pas adopté de loi proactive en la matière. L’équité salariale entre les femmes et les hommes demeure une préoccupation constante de l’AFPC.

Harcèlement et violence au travail : lents progrès

En 1987, Bonnie Robichaud, membre de l’AFPC, a déposé une plainte pour harcèlement sexuel contre son employeur. Sa démarche courageuse devant la Cour suprême du Canada a mené à une décision historique, laquelle statue que « les employeurs sont responsables de maintenir un lieu de travail exempt de harcèlement ». Cette année, soit 23 ans plus tard, le gouvernement fédéral a finalement répondu à l’appel du mouvement syndical et déposé un projet de loi qui s’attaque de front à la violence et au harcèlement au travail.

Malgré les progrès réalisés sur ce dossier, encore aujourd’hui, les femmes qui osent porter plainte pour harcèlement ou violence continuent d’être la cible de réactions négatives et sont souvent confrontées à l’incrédulité. Le mouvement #moiaussi (#metoo) a bien eu un impact, mais il y a encore tant à faire. Enrayer une fois pour toutes le harcèlement sexuel, la violence familiale et toutes autres formes de violence au travail demeure une priorité pour l’AFPC.

Un réseau universel de services de garde d’enfants : une nécessité

L’accès à des services de garde de qualité est essentiel au bien-être des enfants et à la justice économique des femmes. Depuis 40 ans, l’AFPC et le mouvement progarderie revendiquent la mise sur pied d’un réseau pancanadien de services de garde universel et de qualité supérieure d’un bout à l’autre du Canada.

En 1999, les membres de l’AFPC ont choisi les services de garde abordables comme revendication collective. Grâce à ces négociations, les membres de l’AFPC à Postes Canada ont pu obtenir un fonds pour financer des services de garde. En 2005, nous avons redoublé nos efforts pour la mise sur pied d’un réseau national de services de garde. La même année, le gouvernement Martin s’était engagé à investir un milliard de dollars par année pour financer un tel réseau, mais le projet a été abandonné aux élections de 2006.

L’AFPC continue, encore aujourd’hui, à faire campagne pour obtenir des services de garde abordables, universels et de qualité supérieure dans l’ensemble du pays.   

Nous pouvons tous et toutes être fiers du travail accompli par les femmes de notre syndicat. Elles continuent de militer pour l’équité salariale, la fin de la violence et du harcèlement et l’universalité des services de garde.

Sujets: 

1 Octobre 2018
Share/Save