L’AFPC exhorte le Sénat à rejeter le C-525

Dernière heure : En dépit des erreurs flagrantes relevées par un comité, le Sénat adopte le C-525 le 16 décembre 2014.

 

Membre de l'AFPC a une manifestation

La syndicalisation au fédéral serait semée d’embûches

L’Alliance de la Fonction publique du Canada enjoint aux membres du Sénat de rejeter un projet de loi qui limiterait à outrance la capacité des fonctionnaires fédéraux à se syndiquer.

Le projet de loi d’initiative parlementaire C-525 n’a pas fait l’objet de l’habituelle consultation à grande échelle auprès des employeurs, des syndicats et des instances gouvernementales. S’il est adopté, les syndicats ne seront plus acc

rédités automatiquement lorsque la majorité des travailleurs signeront une carte d’adhésion, ce qui équivaut à l’imposition de deux votes.

La période entre la demande d’accréditation et le vote sera donc plus longue, puisque les commissions des relations de travail n’auront pas de ressources additionnelles pour traiter les demandes. Les employeurs auront plus de temps pour convaincre leurs employés, par l’intimidation, à ne pas voter pour la syndicalisation, voire à ne pas voter du tout.

Le 11 décembre, le vice-président exécutif national de l’AFPC, Chris Aylward, a présenté nos inquiétudes à ce sujet au Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles. Comme il l’a souligné :

Compromettre la capacité des travailleuses et travailleurs à se syndiquer bafoue le principe de la liberté d’association enchâssé dans la Charte canadienne des droits et libertés. Des études sur l’abolition de l’accréditation automatique l’ont prouvé.

Le C-525 fait fi du fragile équilibre entre les droits des employeurs et ceux des travailleuses et des travailleurs, équilibre essentiel à des relations de travail harmonieuses. Nous enjoignons aux membres du Comité de refuser d’aller de l’avant.

 

 

 

11 Décembre 2014
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