Groupe TC : peu de progrès à la table

L’équipe de négociation des TC vient de conclure une nouvelle séance de négociation à Ottawa. À l’issue de la séance précédente, en février, nous nous demandions si l’employeur aurait un nouveau mandat de négociation ou s’il recyclerait tout simplement les propositions des conservateurs.

Examen de la structure des groupes professionnels

Nous avons demandé à l’employeur où en était rendu ce dossier. Sa réponse est très décevante : en 14 mois, la réforme de la classification du groupe TC n’a pas avancé d’un pouce. C’est tout le contraire de la promesse qu’il avait faite à plusieurs reprises au fil des ans, soit de mener rondement ce dossier.

Pour l’heure, l’employeur se concentre sur l’examen de la SGP du groupe PA, mais il avance très lentement. C’est très bien qu’il fasse avancer ce dossier. Ce qui est inacceptable, toutefois, c’est que le groupe TC doive attendre son tour pendant des années.

Exposés sur les problèmes liés à la classification des groupes professionnels

Il y a eu trois exposés à ce sujet, dont deux faits par des représentants du groupe de l’Organisation et classification des effectifs du Conseil du Trésor. En nous servant de cas précis au sein des groupes TI et GT, nous avons mis en lumière les lacunes du système, démontrant ainsi qu’il a besoin d’être réparé. Et ces problèmes sont légion.

Il faut moderniser le système de classification

La classification permet d’évaluer nos emplois. Les taux de rémunération négociés sont basés sur ces évaluations. Nos membres ont besoin d’un système de classification moderne qui évalue correctement leurs emplois, pas d’un système vieux de 50 ans. Le travail complexe et diversifié que font les membres TC aide à protéger la population. Il doit donc être reclassifié en conséquence. Notre équipe a déposé une revendication en ce sens, dont l’objectif est d’accélérer l’examen de la SGP et la réforme de la classification pour le groupe TC.

Défendre nos revendications

Encore une fois, l’équipe de négociation a tenté de susciter l’engagement de l’employeur à l’égard de nos enjeux. Nous avons déposé un certain nombre de revendications portant notamment sur les congés, les primes, la durée du travail, le temps mobilisé ainsi que la retraite anticipée sans pénalités actuarielles pour les TC chargés de l’application de la loi. Nous avons également présenté un exposé détaillé sur les améliorations nécessaires à l’Appendice sur le réaménagement des effectifs. Soulignons que le nouveau gouvernement libéral a déclaré publiquement son engagement à l’égard de la fonction publique durant les élections fédérales. Pour y arriver, il doit renforcer les dispositions sur la sécurité d’emploi de ses employés.

Nous avons fortement insisté sur nos revendications en matière de santé et sécurité et de réaffectation liée à la maternité. En raison de la nature de l’emploi des membres TC, il est important d’améliorer ces protections prévues dans la convention collective. Même si le gouvernement libéral s’est engagé à réviser la Loi C-4, laquelle modifie de façon néfaste les dispositions sur la santé et la sécurité au travail ainsi que les droits des travailleurs, et à nous consulter à ce sujet, les membres demeurent désavantagés. Alors que nous exerçons des pressions sur le gouvernement pour qu’il abroge ces modifications punitives, nous nous efforçons de faire respecter nos droits en matière de santé et sécurité prévus dans notre convention collective. 

Réaménagement des effectifs

Encore une fois, nous avons fait valoir qu’il fallait absolument remanier l’Appendice sur le réaménagement des effectifs durant la présente ronde de négociation. Nos revendications visent à rendre le processus plus transparent et à réduire le stress qu’occasionne le réaménagement des effectifs chez les fonctionnaires. Nous voulons aussi préserver et améliorer les services publics, donner plus de mordant aux protections contre les départs non volontaires et faire reconnaître le principe de l’ancienneté.

Congés de maladie

En ce qui concerne cet enjeu, notre objectif n’a pas changé : soit on conserve le régime existant, soit on l’améliore. Et nous avons clairement dit que toute modification devrait être négociée. Nous avons répété que la raison d’être d’un régime est d’éviter que les fonctionnaires aient à choisir entre aller au travail quand ils sont malades ou perdre leur revenu.

Engagement de l’employeur

Le rythme des négociations demeure lent et notre équipe persiste à croire qu’il n’y a pas de différence entre un gouvernement conservateur et un gouvernement libéral. La même réforme des congés de maladie est encore à la table de négociation et les préoccupations de nos membres sont à peine examinées. 

Notre équipe s’inquiète du peu de sérieux que laisse paraître l’employeur à l’égard de ce processus. A-t-il l’intention d’attendre patiemment que nous cédions et abandonnions nos revendications prioritaires? S’il s’agit de sa stratégie, nous n’avons aucunement l’intention de le laisser faire. Tout ce que nous voulons, c’est que l’employeur vienne à la table pour réellement négocier. 

Il faut se mobiliser!

Les membres doivent se mobiliser pour montrer leur appui à l’équipe de négociation. Rappelons que cette ronde de négociation a débuté en juillet 2014. Même si les élections fédérales ont quelque peu ralenti le rythme des négos, le nouveau gouvernement libéral a maintenant l’occasion de négocier de bonne foi dans le but de renouveler nos conventions collectives et ainsi répondre favorablement aux besoins et priorités de nos membres. 

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10 Mars 2016
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