Gardons nos aéroports publics

Monsieur le Premier Ministre, ne privatisez pas nos aéroports!

La privatisation des aéroports : une menace réelle

  • La privatisation des aéroports demeure une possibilité. Les déclarations du premier ministre et du ministre des Finances ne sont pas concluantes. Le gouvernement continue de payer des consultants pour étudier le potentiel de vente des aéroports et les revenus que cela pourrait générer.
  • La privatisation des aéroports pourrait être dans la ligne de mire de la nouvelle Banque d’infrastructuredu Canada. D’ailleurs, le premier ministre vient de nommer James Cherry au conseil d’administration. M. Cherry, ancien président-directeur général d’Aéroports de Montréal, est un ardent défenseur de la privatisation des aéroports.

La population s’y oppose

  • Selon un sondage Angus Reid publié le 26 avril, 53 % des Canadiens et Canadiennes sont contrela privatisation des aéroports et 46 % craignent que cela puisse empirer l’expérience desvoyageurs.
  • Certains aéroports ont exprimé leurs préoccupations, notamment ceux d’Ottawa et deVancouver.
  • Les compagnies aériennes ont réagi négativement à l’idée du gouvernement, car elles s’inquiètent de l’augmentation du coût du transportaérien.
  • Le conseil municipal de Vancouver a voté pour la rédaction d’une lettre au ministre des Transports, Marc Garneau, afin de s’opposer à une structure de gouvernance privée. Le maire de Calgary, Naheed Nenshi, a fait part de ses craintes dans les médias.

Impacts potentiels

  • Le transport aérien au Canada est déjà dispendieux par rapport aux autres pays et cela risque d’empirer. Quand l’Australie a privatisé ses aéroports, les frais de passagers ont doublé.
  • Contrairement aux entités sans but lucratif, les investisseurs s’attendent à dégager des marges de profits. Ils n’hésiteront pas à réduire le personnel et les services dans les aéroports ou à augmenter les prix.
  • À l’heure actuelle, des représentants des milieux municipal, provincial et fédéral participent à la gouvernance des aéroports. La privatisation pourrait toutefois changer la donne. La responsabilité et la transparence seraient entre les mains d’intérêts privés. C’est pourquoi des villes dénoncent cette mesure.
  • Les aéroports canadiens sans but lucratif paient leur juste part. Chaque année, ils versent environ un milliard de dollars à Ottawa en frais de loyer et de sécurité. Ces revenus seront perdus de même que les biens immobiliers et les infrastructures qui valent des milliards.

 

 

 

 

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21 Novembre 2017
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