Budget 2017 et services de garde

Hansel and Gretel

Pour l’AFPC, le programme axé sur l’apprentissage et la garde d’enfants annoncé par les libéraux dans leur deuxième budget est une bonne nouvelle. À une exception près : le financement prévu ne permet pas de mettre sur pied un réseau de garderies universel et abordable à l’échelle du pays.

« Étaler le financement sur 10 ans, c’est très bien. Mais ce que les libéraux doivent faire, c’est augmenter les crédits alloués annuellement. Sinon, on ne pourra pas mettre sur pied le système de garde d’enfants dont les parents canadiens ont réellement besoin. »

Un financement inadéquat

En 2018-2019, le gouvernement investira 540 millions de dollars. L’année suivante, il ajoutera 5 millions. L’enveloppe budgétaire grossira chaque année pour atteindre 870 millions en 2026-2027. Par comparaison, le Québec consacre chaque année 2,5 milliards aux services de garde d’enfants. Il y a une dizaine d’années, le gouvernement libéral, dirigé par Paul Martin, s’était engagé à investir 1 milliard de dollars dans ce secteur. Malheureusement, son projet a été annulé par les conservateurs.

Les groupes de promotion des services de garde affirment que le Canada devrait consacrer au moins 1 % de son PIB à l’éducation préscolaire, s’il veut être sur un pied d’égalité avec les pays de l’OCDE qui se sont dotés de tels programmes.

Augmenter le nombre de places en garderie

Les services de garde abordables et de qualité sont essentiels à la sécurité économique des femmes et au bien-être des familles et des enfants. C’est aussi très bon pour l’économie du pays. Il y a encore beaucoup de travail à faire pour que les familles canadiennes aient facilement accès à des places en garderie.

Renseignements complémentaires :

Sujets: 

29 Mars 2017
Share/Save