La Banque de l’infrastructure du Canada va nous coûter cher

L’AFPC a soulevé d’importantes questions au sujet de la banque d’infrastructure que le gouvernement se propose de créer.

« Le financement privé doublera le coût de projets publics indispensables : la population se videra les poches, le privé se les remplira, affirme Robyn Benson, présidente nationale de l’AFPC. Le gouvernement fédéral peut emprunter à des taux extrêmement bas, alors pourquoi privilégier des décisions qui, en plus de coûter les yeux de la tête, seront prises à huis clos? »

Trop cher, pas assez transparent

Voici des exemples de ce qui inquiète l’AFPC :

  • le manque de transparence et l’absence de mécanismes adéquats de reddition de comptes, tant pour le fonctionnement de la Banque que pour le processus d’appel d’offres et la gestion des projets;
  • le risque que le privé vienne à contrôler la gestion des infrastructures publiques;
  • la probabilité que les coûts des projets doublent à cause des taux d’intérêt usuriers qu’imposent les investisseurs du secteur privé.

Rien ne sert de courir…

Des rumeurs sur la création d’une banque d’infrastructure courent depuis l’automne, mais il n’y a rien eu de concret avant que le gouvernement dépose récemment le projet de loi C-44 sur l’exécution du budget, qui compte une section sur la banque. Le gouvernement pousse pour qu’il soit adopté avant l’été et le ministre des Finances dit vouloir que la banque soit sur pied d’ici la fin de 2017.

« On parle ici d’un investissement de 35 milliards de dollars dans nos infrastructures. Ce n’est pas le genre de chose qu’on fait à la va-vite. Au contraire, une entreprise de cette importance exige une planification soignée et des consultations exhaustives. Malheureusement, le gouvernement, lui, a décidé de l’enterrer dans un projet de loi omnibus, limitant au maximum le débat public. »

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19 Mai 2017
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