Moment de vérité : Trudeau tiendra-t-il sa promesse envers les fonctionnaires fédéraux?

Membres de l’AFPC-RCN manifestant leur appui envers l’équipe de négociation

Après plus de dix mois de retards, d’offres insultantes et de pourparlers stériles, les équipes de négociation de l’AFPC donnent au gouvernement une dernière chance de négocier une entente juste et équitable. Les équipes syndicales, qui représentent 90 000 membres relevant du Conseil du Trésor, retournent à la table de négociation du 30 avril au 2 mai à Ottawa. 

Le message qu’envoie l’AFPC au premier ministre Trudeau depuis quelques mois est clair : s’il veut rétablir de bonnes relations avec la fonction publique, comme il l’a promis en 2015, il doit faire viteIl devra se retrousser les manches à la table de négociation, car les élections fédérales et la relâche parlementaire arrivent à grands pas. 

Depuis le début des négociations l’an dernier, l’AFPC a présenté des revendications raisonnables au nom de ses membres pour améliorer la conciliation travail-vie personnelle, réduire le travail précaire, éliminer les écarts salariaux avec le secteur privé et obtenir des augmentations justes et équitables. Malheureusement, le gouvernement n’est pas prêt à bouger pour répondre à ces préoccupations et insiste pour imposer de maigres augmentations salariales de 1 %, soit la moitié du taux d’inflation. 

PSAC members rally at Liberal MP Wayne Long’s constituency office in Saint John, New Brunswick

Membres de l’AFPC manifestant devant le bureau de circonscription du député libéral Wayne Long à Saint John, au Nouveau-Brunswick

Au cours des dernières semaines, les membres de l’AFPC d’un océan à l’autre ont intensifié les pressions sur les députés libéraux en vue de conclure une entente juste et équitable. Ils ont tenu des manifestations, rencontré les députés et leur ont envoyé plus de 4 000 lettres soulignant que le temps presse. 

Les membres de l’AFPC ont également rappelé aux libéraux que les fonctionnaires fédéraux attendent toujours d’être payés correctement, plus de trois ans après la mise en œuvre du système de paye Phénix. Et ils ne savent toujours pas quand ils seront dédommagés pour le calvaire qu’ils endurent en raison des ratés de Phénix. Pourquoi les priver plus longtemps des conditions de travail qu’ils méritent? 

Les prochaines séances concernent quatre unités de négociation rattachées au Conseil du Trésor : Services des programmes et de l’administration (PA), Services techniques (TC), Services des opérations (SV) et Enseignement et bibliothéconomie (EB). 

Membres de l’AFPC interceptant le député libéral Jean Rioux à Saint-Jean, au Québec

 

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26 Avril 2019
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