Le 21 mars – Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale

L'affiche de Mettons fin au racisme

En 1966, le 21 mars a été proclamé la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale par les Nations Unies. 

Bien que certains progrès aient été réalisés en matière de justice raciale, le racisme est un phénomène qui perdure dans la société canadienne. On assiste également à l’érosion des droits de la personne depuis 10 ans.

Enquête nationale auprès des ménages de 2011

L’Enquête menée auprès des ménages en 2011 confirme les résultats des enquêtes précédentes,
à savoir :

  • 19,1 % de la population canadienne déclarent faire partie d’un groupe racialisé;
  • la population racialisée est en général plus jeune et compte un nombre plus élevé de diplômés universitaires que la population non racialisée;
  • les travailleurs racialisés sont pourtant sous-employés et leur taux de chômage est plus élevé que dans le reste de la population;
  • les personnes racialisées au Canada gagnent en moyenne 21 % de moins que les personnes non racialisées.

La discrimination raciale sous toutes ses formes

Les personnes racialisées continuent d’être sous-représentées au palier décisionnel dans différents secteurs, notamment les milieux de travail, les médias, le système de justice pénale et la scène politique.

Et lorsqu’on parle des communautés racialisées, c’est souvent de manière négative et stéréotypée, par exemple en tant que terroristes ou membres d’un gang de rue.

La discrimination raciale ou le racisme peut s’exprimer ouvertement ou implicitement. Cela peut se produire au cours du processus d'embauche. En voici des exemples :

  • on juge que le candidat n’a pas l’expérience ou les qualités requises; 
  • on juge que le candidat n’est pas la « bonne personne » pour l’organisation;
  • le comité de sélection a des préjugés implicites à l’égard de candidats en particulier.

La discrimination raciale peut également se manifester lorsqu’il s’agit de déterminer :

  • qui obtient l’affectation intérimaire ou les possibilités de formation;
  • qui est inclus ou isolé;
  • qui est reconnu pour sa contribution au cours de réunions ou d’événements.

Les travailleurs racialisés sont également victimes de discrimination salariale et professionnelle, par exemple, lorsqu’ils n’obtiennent pas l’emploi ou le poste correspondant à leurs compétences et à leur expérience.  

Ils subissent aussi de nombreuses microagressions au quotidien (commentaires négatifs au sujet de leur nourriture, de leur culture, de leur apparence, etc.), souvent basées sur des préjugés.

La discrimination raciale et ses impacts

La discrimination raciale peut avoir des conséquences profondes. En 2013, dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5), il a été reconnu qu’un traumatisme relatif à la race peut provoquer un trouble de stress post-traumatique en raison des effets du racisme sur le bien-être émotionnel et psychologique. Le DSM-5 fait autorité auprès des psychiatres et des psychologues pour traiter les problèmes de santé mentale.

Conférences régionales pour les membres des groupes raciaux visibles

Afin de mieux comprendre et défendre les enjeux auxquels sont confrontés les membres racialisés partout au pays, les délégués au Congrès triennal de 2015 ont adopté une résolution visant la tenue de conférences régionales pour les membres de groupes raciaux visibles.  Ces premières conférences auront lieu cette année.

En ce 21 mars, l’AFPC invite tous les membres à se montrer solidaires des communautés racialisées et à poursuivre la lutte pour la justice sociale et les droits de la personne. Elle encourage aussi les membres à organiser des activités de sensibilisation au racisme et à la discrimination raciale. 

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17 Mars 2016
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